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 pour some sugar on me ∞ feat timmy

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« Jamie O. Sanders »


~ Dépot de candidature : 14/04/2012
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MessageSujet: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Mar 31 Juil - 21:11


« L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. Les êtres s'attachent et deviennent dépendants les uns des autres à tel point que lorsque l'un vient à partir, le monde s'écroule autour de l'autre. » | timmy & jamie


« Je vous le répète une dernière fois mademoiselle, depuis combien de temps buvez-vous ? » Enième pincement de lèvres, croisement de jambes suivis d'un balancement incessant de mon pied droit dans le vide. Cela faisait plus d'une heure que j'étais assise face à cet homme envers qui je devais parler ouvertement de mes problèmes les plus sombres. En ce jour, il avait décidé d'aborder mon problème sur l'alcool. Parfait, il allait déguster car je n'étais pas le genre de personnes à déballer le moindre de mes défauts. Par fierté et par principe, je préférai me la fermer. Peut-être était-ce mieux ainsi mais plus l'heure tournait et plus ce silence devenait pesant et ridicule. Le psychologue semblait excédé, je tâchais de garder mon calme, rivant mes pupilles sur son visage gras. Allez Jamie, ta tante ne t'as pas payé tous ses entretiens pour rien, mets ton égoïsme de côté et livre toi un peu bon sang !. « Depuis mes quinze ans, je bois parce que j'aime ça ... l'alcool. » Réponse concise et directe, autant être franche. Mon dos s'était courbé, mains liées sur mes cuisses, j'avais fini par me pencher en direction de ce quadragénaire qui multipliait les notes sur son maudit calepin. Si j'avais pu ne serait-ce jeter qu'un regard sur ce livret, je pense que ma conscience aurait été apaisée. Seulement, toutes ces confidentes sur ma personnalité et mon passé me rongeaient. Je déplorai le fait qu'un homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, puisse se permettre de noter des détails importants de ma vie. Cela avait commencé par le récit de mes parents puis mon renvoi du domicile avant mon arrivée jusqu'ici, à Providence, chez ma tante et enfin, mon alcoolisme. Peu émotive, il avait très vite compris à qui il avait à faire et je restais convaincue qu'il s'était documenté à mon sujet avant d'entreprendre tout entretien. « Je vous félicite mademoiselle. Vous êtes en progrès, c'est très bien. On se reverra dans une quinzaine de jours. » Enfin des paroles sensées ! Décroisant mes jambes, j'attrapais les anses de mon sac avant d'accorder une poignée de mains vigoureuses envers mon interlocuteur. Me dirigeant vers la porte d'entrée, je franchis le seuil et déguerpis aussi vite que je le pouvais puisqu'un autre rendez-vous plus important m'attendait.


Pavillon des Iotas → 19h45. J'ajoutais une dernière touche de blush sur mes joues, les rosant brièvement avant de me contempler dans le miroir : robe fushia, cintrée au niveau de la taille, faisant ressortir ma peau légèrement hâlée, cheveux ondulant sur mes frêles épaules, une pointe de maquillage sur mon visage ... Irrésistible. Je savais que je pouvais tous les faire tomber - comme des mouches - mais un seul comptait en cette soirée : Madsen - prénom inconnu jusqu'alors - . « JAMIE ! Bouge toi, la salle de bain n'est pas qu'à toi ! » Mes sœurs tambourinaient contre la porte ; le temps avait défilé à grande allure sans que je ne m'en sois rendue compte. « J'm'en vais ! » grommelais-je avant de déverrouiller la porte et de laisser le passage libre à mes camarades. L'une d'elles me siffla, surement surprise par tant d'élégance et de finesse. Je n'avais qu'une seule chose à lui dire Don't jalouse me. C'est vrai que ma plastique était enviée de beaucoup d'autres étudiantes, moins chanceuses, mais que voulez-vous, personne d'autre ne peut ressembler à Jamie Sanders. Je suis unique. Sitôt sortie, je dévalais les marches d'escaliers, me rendant immédiatement dans le hall d'entrée - dans lequel je chaussais mes ballerines, agrippant mon sac à mon épaule - et sortie en hâte du pavillon des Iotas. Une bourrasque de vent ébouriffa mes cheveux et froissa ma robe. Adoptant une marche rapide, j'évitais tous regards envers certaines personnes que je connaissais et qui semblaient me reconnaître au loin - pour la plupart, il s'agissait de vieilles connaissances, d'ennemies et de coups d'un soir - avant d'emprunter un raccourci menant jusqu'au pavillon des Lambs. A présent je n'avais qu'une seule crainte : me faire repérer par un Kappa ou un Alpha et qu'il aille cafter ma présence chez les Lambs. Après tout,j'avais le don d'accumuler les rumeurs les plus absurdes les unes que les autres.


Pavillon des Lambs → 20h10. Etait-il au courant de ma venue ? Je n'en savais rien. Mes pensées étaient obstruées par ma visite chez mon psy durant l'après-midi et cette nouvelle rencontre avec Madsen. Il s'avérait que j'avais fait très mauvaise impression au jeune homme auparavant : trop coincé, il n'avait pas su apprécier mes avances. J'avais d'ailleurs échappé de peu à une strangulation et pour finir, alors que je pensais avoir une chance avec lui, il m'avait lâchement abandonné. Pourtant, je l'avais convaincu de m'accorder une chance. Une dernière ? Je ne pense pas. Toute les femmes ne gravitent pas toutes autour de lui alors il était plutôt chanceux qu'une femme telle que moi puisse s'intéresser un minimum à lui. Tout en me raclant la gorge, je grimpais les quelques marches du perron et positionnais face à la porte d'entrée. De nature curieuse, je me permis de jeter un regard aux alentours ; le quartier était désert à quelques exceptions près : l'équipe universitaire rôdait dans les parages histoire de veiller au bon fonctionnement des principaux quartiers. Je vérifiais une énième fois qu'il s'agissait bien du pavillon des ' mâles ' avant d'élever ma main pour venir sonner à la porte. Soudain, je me rendis compte que je n'avais pas apporté de présent au jeune homme. Qu'importe, s'il était sage, mon corps lui sera offert toute la nuit. Impatiente, je me demandais qui allait bien pouvoir m'ouvrir la porte ... Et s'il s'agissait de Madsen, allait-il être vêtu d'un simple survêtement de sport pouilleux ou allait-il faire l'effort de se fringuer comme ' tous les jeunes de son âge ' ? Questions en suspense. J'opterai pourtant pour la première remarque étant donné ma venue à l'improviste. Aussi, je ne pense pas qu'il puisse se douter de ma petite visite.

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« Timmy K. Madsen »


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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Jeu 2 Aoû - 18:37



Accoudé au bar de la cuisine, une pomme au creux de cette immense main de bucheron, je savourais avec une certaine joie cette journée. Pour une fois, tout s’était déroulé sans accrochage et je ne m’étais énervé contre personne. Probablement à cause du nombre très minime de personne étant resté dans le bâtiment des mecs Lambs. Certains m’avaient inutilement fait part de leur plan pour la journée. D’autres avaient prévu des plannings pour entrainement sportif. J’ai même eu droit à la visite d’un mec de première année qui espérait me voir l’accompagner en centre commercial. « Après-midi shopping » qu’il disait. J’crois que ce gamin ne me regardera plus jamais dans les yeux tant il s’est décomposé sur place en voyant mon expression. Quand j’y repense, pauv’ gars. J’aurai pu être plus sympa avec ce petit Lambs. Il avait tenté par trois fois d’intégrer une fraternité avant de se résigner à rester ici, avec les autres. J’aurai pu, de Lambs à Lambs, être conciliant, lui faire un sourire désolé. J’aurai pu…

Oui, je suis l’un des étudiants sans fraternités. Les Lambs. Les confréries nous regardent généralement de haut, nous autres qui n’avons pas d’étiquette. Ces abrutis pensent que nous ne sommes pas assez bien, que nous n’avons pas les caractéristiques nécessaires pour les intégrer. Idiot. Ils ignorent que nous sommes nombreux à vouloir rester indépendant. Agneaux ? Ce n’est pas le bon terme. Oh que non. La preuve, nous vivons sans eux, libre de toute contrainte, de toute attache.

J’ai dû rester une bonne heure sur ce tabouret, dans la pièce commune aux étudiants normaux. En ce début de soirée, il n’y avait plus grand monde dans les parages. Même les irréductibles, ceux qui sont ici par choix, ont déserté. Pas moi. Je suis toujours à la même place, magasine un peu plus loin, mots-fléchés en suspens, assiette de bouffe à côté. Et cette pomme dans la main. Je mélange tout, depuis toujours. Et j’ai beau avoir dîné correctement, je crèverai de faim dans quelques heures. Effet secondaire de mes sales habitudes. Pourtant, je m’en moque. Les yeux rivés sur l’écran, je prends la température du monde extérieur. Guerre. Violence. Politique. Voyages des stars… concordant avec un seul sujet : le capitalisme. J’ai soupiré, levant la main pour faire signe au nouveau mec qui se tirait pour la soirée. Bon vent. Au moins, ces gars-là n’ont pas besoin d’une fraternité pour s’éclater. Rictus, sourire en coin. J’ai saisi la bière décapsulée pour m’abreuver de quelques gorgées. Vingt-heures. Ça passe vite quand on glande, mine de rien.

Presque le seul dans la baraque. C’était toujours comme ça. Contrairement aux autres, je ne sortais que pour les occasions spéciales. Combats, entrainements, sortie au bar. Mais pas ce soir. Y’avait surement un ou deux geeks dans les parages en train de fouler les terres d’Azeroth. Comment je connais ça moi ? J’ai jeté ce qui restait de ma pomme sans bouger de ma position. Et chose étrange, la sonnette de l’entrée se fit entendre.

Seul dans les parages, les gugusses aux étages du dessus ayant surement un casque sur les oreilles, c’était à moi d’aller voir. Fais chier, ça m’écorchait déjà de dire bonjour, alors ouvrir une porte à un inconnu… Inutile de dire qu’il ne partait pas du bon pied. J’ai soupiré pour la seconde fois de la soirée en me relevant. J’ai débarrassé le bar, tout bazardé dans l’évier et dirigé vers la porte. A l’aise dans ce jean et cette vieille chemise déboutonnée au niveau du col, les pieds nus, je misais pour moi-même sur une erreur de bâtiment. Ca arrivait.

En ouvrant la porte, j’ai immédiatement jeté mon regard vers le sol. J’avais bien commencé cette journée, je n’avais pas du tout envie de croiser le fer ce soir. « Ouais ? » Je n’avais pas à faire à un mec au vue des ballerines que j’observais. Parfait, je doutais fort qu’une nana lève la main sur moi. J’ai haussé le visage, décryptant à la tenue qu’elle portait qu’il s’agissait bien d’une erreur. Aucune fille de cette élégance ne s’arrêtait ici. Et enfin, son visage. Elle. Sanders. Mes yeux sont restés rivés dans les siens pendant quelques secondes. Qu’importe. C’était surement le hasard. Alors j’ai continué sur la lancée de mon hypothèse, l’air dédaigneux, évasif, observant les environs. Et surtout, ne lui laissant pas croire un seul instant que je me souvenais d’elle. « Les fraternités, c’est plus loin… » Lui ai-je dis en feintant ne l’avoir jamais vu de ma vie. J’ai reculé de quelques pas, amorçant la fermeture de la porte sans grande conviction pour me rediriger vers la cuisine ou j’avais délaissé ma boisson. Avec un peu de chance, c’était vraiment une erreur. Dans le cas contraire, elle avait réussi à garder en mémoire la dernière phrase que je lui avais lancé il y a de ça quelques jours.

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" Je m’appelle Timmy K. Madsen, et toute ma vie j’ai voulu être célèbre... Je savais que j’avais un destin. J’avais une vocation. Le truc c’est que... je savais pas laquelle. C’était pas chanteur. Comme acteur j’suis à chier. Du coup, il restait plus grand-chose… pas vrai ? "
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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Lun 6 Aoû - 20:15

Je me demandais encore ce qu'il m'avait pris de me fringuer de cette manière-là. En voyant certains Lambs se promener le long de leur bâtiment, j'apparaissais plus honteuse pour eux que pour moi. A croire qu'ils n'avaient pas un sou en poche pour se vêtir convenablement. Rabaissement ? Probablement. Les Lambs, comme leur nom l'indiquait, avaient fait le choix de n'appartenir à aucune confrérie mais certains avaient également décidé de se liguer contre les autres et pour la petite précision : les Iota étaient généralement dans le collimateur des filles 'Lambs', pour ne pas changer. La jalousie était inévitable. Ces petits agneaux se pensaient invincibles mais savaient-ils réellement qu'un rien suffisait à les écraser ? Mais je n'étais pas d'une humeur suffisamment destructrice pour m'occuper de leur cas, qu'en bien même j'y arriverai. Si je m'étais pointée à la porte des Lambs, ce n'était certainement pas pour venir négocier quelques arrangements au sein du campus. J'avais un rencard. Non, j'avais rendez-vous. En faite, je venais voir le mec le plus associable de la faculté. J'étais bien décidée à ne pas repartir bredouille cette fois-ci et restais convaincue que mes efforts paieront probablement en cette soirée. Devrai-je citer tous les exploits que j'ai pu commettre, à Madsen, au cours de ces quatre derniers jours ? En effet, il pourrait me féliciter de ne pas avoir craché mon venin envers les Sigma et de ne pas avoir ridiculisé une Lambda alors qu'elle avait fait tomber son plateau repas au beau milieu de la cafétéria. De toute évidence, il s'en contreficherait car tout ce qu'il intéressait était ... Moi-même je ne connaissais pas la réponse. Dans tous les cas, je devais faire de mon mieux pour lui faire bonne impression et qui sait, remonter dans son estime. Crossed fingers.

Raclement de gorge, pincement de lèvres, doigts enserrés autour des hanses de mon sac, je patientais sagement sur le perron, dans l'attente qu'un gentil petit agneau ne vienne à m'ouvrir. Dans le fond, je n'avais qu'une hâte : rentrer dans la maison des Lambs et ne plus en sortir jusqu'à ce que Madsen ne se plie à mes exigences. Mon côté provocateur et insistant l'agaçaient .. J'oubliais que je devais me comporter en une gentille Jamie Sanders ; autant se faire nonne tout d'suite, peut-être que ça lui plairait .. ce côté sainte-nitouche. Entre temps, la porte d'entrée vint à s'ouvrir en grand et devinez qui se tenait face à moi ? Madsen, en personne ! Je me sentais rassurée ou plutôt, ravie que ça ne soit pas un autre abruti de Lambs. « Ouais ? » Ca commençait mal. Non seulement je n'eus pas le droit à un ' bonjour ' mais en plus son regard se vrillait directement vers le sol. Je crois qu'il avait toujours le même grain que la dernière fois ; à moins qu'il fasse une fixette sur mes belles chaussures. Et puis, son regard vint à se poser sur le mien et soudain .. décharge électrique. Mes joues se rosirent brusquement alors que mes lèvres s'entrouvrirent pour ne laisser s'échapper qu'un bref « Heu ... » autant dire, inutile. La seconde d'après, il enchaîna rapidement : « Les fraternités, c’est plus loin… » avant de quitter l'encadrement de la porte pour se diriger vers une autre pièce. Je restais figée, immobile, me remettant doucement de mes émotions. P*tain, il se foutait de moi ? Je serrais mes poings tandis que je poussais d'un revers de pied la porte d'entrée qui vint à se refermer automatiquement suite à mon passage. Balayant le hall du regard, je perçus du bruit sur ma droite, soit dans la cuisinière. La maison me semblait vide mais mieux valait que je ne traîne pas trop dans les parages. Ramenant mes cheveux bruns sur l'une de mes épaules, je pressais le pas pour me rendre dans la cuisine où se trouvait le brunet. Il semblait faire mine de ne pas m'avoir vu, manque de chance, on me repère de loin. « Il me semble qu'on devait se voir Madsen. Tu te rappelles ? L'autre soir, dans la ruelle .. ? » Je déposais mon sac sur le passe-plat, relevant un instant mon regard en sa direction avant de le poser sur l'évier où les assiettes dégueulasses débordaient. Fronçant les sourcils, je pris place sur l'une des chaises vacantes - autant faire comme chez soi - avant de croiser mes jambes, calant mes mains à plat sur la table. « Estime toi heureux, je te sors de ta monotonie quotidienne. T'es un sacré veinard ! » rallais-je en posant mes pupilles noisette sur les siennes. A coup sûr, je faisais d'ors et déjà un faux départ, le connaissant.

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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Lun 6 Aoû - 21:30




Elle n’avait pas perdu de temps pour venir frapper à la porte celle-là. Quatre jours. A peine une semaine et la voilà qui débarque fraichement dans un endroit très peu fréquenté des autres nanas et mecs de confréries. Au premier coup d’œil, n’importe quel individu lambs se serait rendu compte qu’elle n’était pas d’ici. Sa robe fuchsia contrastait littéralement avec toutes les personnes que j’avais croisées jusqu’à présent. Du gris. Du sombre. Et ce brin d’élégance que personne n’avait dans le coin. Les lambs savaient être différents de ces gens-là. J’étais « agneau » moi aussi. Si les gars qui vivaient ici sont différents des mecs des fraternités, alors qu’étais-je ? Je n’entrais pas dans le moule des lambs ordinaires. Loin d’être ordinaire, je me rappelai d’un grand blond souhaitant me faire entrer dans sa fraternité. Mais c’était pas moi. J’pouvais absolument pas vivre en communauté. J’avais déjà du mal à côtoyer une seule personne, alors imaginer une vingtaine. Alors oui, j’ai quasiment fermé la porte au nez de la brunette en repartant en cuisine.

Sauf que quatre jours auparavant, en une heure à peine, elle m’avait prouvé une chose : sa détermination. Amusée par la vodka, sortant d’une soirée probablement endiablée, elle n’avait eu qu’une chose en tête : m’attirer contre elle. Sauf qu’elle était bien trop fière pour se rendre compte que j’n’avais aucune envie d’elle. En concluant ce foutu pacte, j’avais accepté un second round. Mais j’imaginai qu’à son réveil, un violent mal de crâne ne la tenaille et lui supprime l’ensemble de ses souvenirs. Elle aurait pu continuer sa vie, j’aurais continué la mienne. Et on s’en serait bien sorti. Si elle partirait ? Très peu de chance.

En entendant la porte d’entrée s’ouvrir dans son grincement habituel, je n’ai pas pu m’empêcher de grogner. Par instinct surement, car je savais que c’était son œuvre. Le point positif, c’est que le court laps de temps de la confrontation dans l’entrée, elle n’avait pas su quoi me dire. Intéressant. Elle pouvait garder sa langue sournoise dans la bouche sans blablater des inepties.

Mes doigts enserrant la canette de bière, je me suis penché sur le bar, accoudé en observant la Iota s’engouffrer dans la cuisine. Cette fois-ci, je n’ai pas fui. Elle était sur mon terrain, pas dans l’une des fraternités où il lui suffisait de claquer des doigts pour obtenir gain de cause. Je l’ai écouté. Pas par envie, mais parce que je n’avais rien d’autre à faire. La foutre dehors à coup de pied aux fesses, ce n’était pas vraiment mon genre. Elle n’avait rien fait pour me mettre en rogne, pas encore du moins. « Pas vraiment non… » Mensonge évident. Mon regard en disait long sur sa présence. Aucun sourire, aucun froncement de sourcil, j’étais simplement résigné à devoir faire face à cette Sanders dont j’ignorais tout, hormis son nom. « La seule chose dont je me souvienne, c’est mes combats, et qu’une Sanders m’a tenu la jambe quand j’ai voulu rentrer chez moi. » J’ai avalé quelques gorgées, sans dériver une seule seconde du regard brun de la demoiselle.

Je n’étais ni fatigué, ni dans une position pour ‘péter un cable’ ici, chez les Lambs. Mais je me suis finalement remis sur pieds, laissant vaisselle et cadavre de bière sur le comptoir. J’ai sorti du frigo un pack de bière. Elle s’était déjà installée ici, dans la cuisine. Son sac déposé, elle envisageait surement de rester ici plus d’une minute. Elle le ferait peut-être, mais sans moi. Je me suis approché d’elle comme pour venir lui proposer une boisson. « Et sache que je suis très heureux dans ma monotonie… » Ouah… Plus déprimé, je pouvais pas faire plus, même si je ne l’étais en rien. Sans un regard, j’ai continué mon chemin en empruntant les escaliers en colimaçon. J’étais chanceux de sa venue ici ? Satanée Sanders. Elle était tout aussi arrogante même en début de soirée. A croire que c’était dans sa nature, d’énerver les autres. L’endroit désert, je n’avais plus rien de plus à faire que d’être dans ma chambre à écouter de la musique et mater la télé. Une bonne soirée, j’espérais. Ce qui était bien, en tant que lambs depuis des années, c’est que j’avais une chambre à moi seul. Pas grande, pas petite, l’idéal. Et bien évidemment, c’était le bordel. Lit défait, fenêtre grande ouverte, magasine ci-et-là sur le sol et télévision déjà branchée sur le canal des sports de combats. Avec un pack de bière, y’avait de quoi passer une bonne soirée tranquille…
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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Mer 8 Aoû - 20:41

J'aurai pu parader avec un vulgaire sac de pommes de terre sur la tête, sa réaction aurait été la même : indifférence totale. Se rendait-il compte que j'avais fait l'effort de ne pas venir toquer à sa porte en petite tenue ? Du tout, monsieur s'en fichait. Qu'importe, j'allais lui montrer que la Jamie Sanders pouvait très bien abaisser de nouvelles cartes dans son jeu, ce qui risquerait probablement - je l'espère - d'étonner le brunet. Toujours installé dans la cuisine, une canette de bière dans une main, j'avais cette impression de le déranger profondément. Pour tout dire, je me délectais de cette situation que je notais peu banale ; ce n'était pas tous les jours que je venais rendre visite chez les Lambs - et puisqu'il était dans l'obligation de passer sa soirée avec moi, il est évident que je mettrais tout en œuvre pour lui prouver ma bonne foi et lui faire comprendre que je ne suis pas une si vilaine Iota que cela. Techniquement, il m'était impossible de ne pas lâcher de blagues salaces ou douteuses mais, j'avais pris mes cachets et je pense que la situation me sera favorable.
Balançant l'un de mes pieds à quelques centimètres du sol, mon regard s'échoua sur le bordel présent autour de moi. Je n'étais pas dans une porcherie mais bien dans un univers masculin : certains déchets trainaient à même le sol, les torchons de cuisine souillés trempés s'échouaient sur les rebords des tables .. Concrètement, la bonne ne devait pas venir faire le ménage très souvent. L'heure tournait, je n'allais pas m'amuser à dénoter la moindre parcelle de crasse au risque de ne pas m'y rendre. Au vue du silence qui régnait dans la maison des Lambs, j'en avais rapidement conclus que nous étions seuls. Parfait, j'allais mettre à exécution mon plan de séduction bis. Je n'avais pas le droit à l'erreur et encore moins à l'échec. J'étais une battante, Madsen également alors, il n'avait pas intérêt de refuser mes avances au risque de m'irriter et de voir paraître la colère de Sanders. Le connaissant, la partie était loin d'être gagnée mais peut-être était-ce cela, tout l'engouement de notre petit jeu ? « La seule chose dont je me souvienne, c’est mes combats, et qu’une Sanders m’a tenu la jambe quand j’ai voulu rentrer chez moi. » Un sourire espiègle orna mes lèvres tandis que ma tête se pencha sur le coté. Le dévisageant brièvement, j'eus cette petite fierté de penser qu'il se rappelait au moins de ma présence mais également de mon nom - signe que je lui avais marqué ? - Après, pour tout ce qui représentait combats clandestins, matchs en tout genre et tout le toutim, je m'en foutais. L'importance, c'était lui. « C'est le destin qui a voulu qu'on se croise sweety et j'en suis bien contente d’ailleurs. » Et pas qu'un peu même ! Sans compter qu'il fallait voir la tronche que tirait le lamb, à croire qu'un sourire l'écorcherait vif.

En un rien de temps, il avait repris un pack de bières dans le frigo - d'ailleurs, je m'étais frottée les mains d'avance en matant admirant son joli fessier courbé vers le frigo - Et, lorsqu'il s'était rapproché de moi, j'eus l'infime espoir qu'il puisse me susurrer quelques mots doux .. cruelle désillusion, il se contenta d'une remarque cynique, comme à son habitude. « Et sache que je suis très heureux dans ma monotonie… » Évidemment, c'était d'une évidence indéniable ! Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre de la bouche d'un simple lamb. Dès lors, il avait repris le chemin menant jusqu'à l'escalier principal, me délaissant pour la troisième fois en à peine une semaine. Soupirant, j'attrapais une fois de plus mon sac et me mis à sa recherche. La destination finale s'avérait être la chambre du beau brun. On pouvait dire que celui là ne perdait pas de temps. « Un premier rendez-vous dans une chambre ? Hum .. C'est une invitation Madsen ? » Taquine, je l'étais et il avait très certainement dû s'en douter. Plaquant une main assurée contre l'encadrement de la porte, j'analysais méticuleusement la pièce avant d'y pénétrer. J'avais l'impression qu'une tornade était passée par là et avait tout dévasté sur son passage. Madsen était excusé, il s'agissait d'une chambre de gars et il était normal que le rangement ne soit pas son point fort. Effectuant quelques enjambées jusqu'au lit - bien entendu, défait - mon regard se posa sur les revues pornographiques qui jonchaient le sol. Par curiosité, j'en attrapais une avant de déposer mon sac à terre et de prendre place de toute ma longueur, sur son lit. Comme je m'en doutais, les poses de toutes ses stars du x étaient très suggestives ... Et apparemment, il n'y avait que ces 'filles' là pour rendre la vie sexuelle du brunet plus palpitante. « Maintenant que je suis là, on peut se la jouer comme dans les films pornos tu sais. Je saurai relever le niveau de ces filles. » lâchais-je finalement avant de lui lancer la revue que je venais de feuilleter. Me redressant, je calais l'oreiller derrière ma tête avant de croiser mes mains sur mon ventre. Amusée, je fis un bref tour d'horizon, me rendant compte qu'aucun poster de femmes dévêtues n'étaient accrochés aux murs. « Moi qui m'attendais à un diner romantique, je suis déçue. Peut-être que la prochaine fois, tu penseras à moi. » Devrai-je lui préciser que je m'étais faite belle spécialement pour lui ? Allongée sur son lit, j'avais cette impression d'être un ange aux portes de l'Enfer. Désormais, je n'attendais plus que mon Démon ne vienne à me rejoindre.

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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Ven 10 Aoû - 11:56




En la délaissant comme je venais de le faire, j’ignorai si elle aurait le cran de s’aventurer dans un endroit qu’elle ne connait pas. Depuis quatre années que je traine dans cette bâtisse, je n’ai jamais vu la frimousse de la brunette ici-bas. Et dieu sait qu’un Lambs montrerait une telle conquête à tous les autres. J’étais au moins certain d’une chose : elle n’était pas sur son terrain de chasse favori. La première preuve fut son air béat quand j’ai ouvert la porte d’entrée. L’abandonner à nouveau dans une relative solitude, ça commençait à devenir une habitude. Sauf que j’avais déjà eu quelques affaires avec elle, je connaissais son fonctionnement, semble-t-il. Pour qu’elle abandonne, il lui fallait un os à ronger. Un peu comme si une charogne vous mord la jambe et ne veut plus la lâcher. Balancez-lui un steak et elle s’en ira.

Je ne lui ai rien donné. Pas un sourire. Pas un rendez-vous. Pas même une bière. Je n’ai même pas daigné lui indiquer la sortie, me faufilant lentement jusqu’à mon antre, de ma démarche lourde. Et pourtant, j’étais plutôt en forme. Je me sentais plus léger aujourd’hui que les jours précédents, sans affrontements physiques, sans colère inutile envers le premier venu. Aucune idée de si elle m’a suivi ou pas. Atterrissant dans ma chambre, j’ai tapé du pied dans un magazine pour me faire une place au pied du lit. Chaine sport en fond sonore, j’ai entamé le pack de bière en m’en sortant une. Et j’ai aperçu du coin de l’œil la couleur vive d’une robe. Sanders, dans l’embrasure de la porte. Premier soupir. Je n’y échapperai visiblement pas et je n’étais pas d’humeur à la jeter dehors. Alors j’ai fait la chose la plus simple du monde, la chose pour laquelle j’étais le meilleur : je l’ai ignoré. Visuellement j’veux dire. Je ne lui ai pas adressé le moindre regard, me contentant de virer un peu les vieux magasines qui trainent sur le sol depuis des semaines, aussi divers qu’osés. « J’t’ai pas invité. » Non, en aucun cas j’aurai fait cette connerie là. Elle avait droit à un ‘rencard’, d’accord. Mais quand moi je le déciderai. Ou alors qu’on se mette d’accord sur une date. C’est-à-dire, pas avant que je devienne un eunuque. C’est-à-dire jamais.

On me le dit assez souvent : j’suis pas un marrant. J’agréée totalement, rien ne m’fait rire. Rien à part la douleur. La mienne, mêlée à celle d’un autre, c’est la seule chose qui m’écorche un sourire. Si y’avait un truc à dire sur la belle brune, ce serait surement son côté sans-gêne. Elle était entrée. Elle observait, je le savais. Et elle ne s’fit pas prier pour venir squatter mon lit. C’est ma place, bordel. Bouquin porno entre les mains, j’ai rapidement jeté un œil à l’élégante étudiante pour voir ce qu’elle tramait. Me foutre la honte ? Se moquer de moi ? Même pas. Elle utilisa ces vieux machins pour tenter de me chauffer. Si ça marchait ? Absolument pas. J’en avais vu des allumeuses. De vraies allumeuses, celles qui se trouvent sur les trottoirs et où il suffit de s’abaisser pour qu’elles se mettent à genoux. Même à ces ‘professionnelles’, je ne cédais pas. Alors son petit manège de fille hot & sexy ne marcherait pas… Normalement en tout cas. « Tu t’surestimes, Sanders. » C’est tout ce que je lui ai dit. J’allais pas la faire bouger de là, parce que c’est surement ce qu’elle voulait… Son rêve depuis quatre jours ?

Je me suis laissé glisser sur le sol, assis au pied du lit en jetant mon regard en direction de l’écran plat. De la boxe. La rediffusion d’un match que j’avais regardé en direct la nuit précédente. Le pssht d’une bière fut le signe que j’entamais ma boisson. Mais avec la brunette dans mon dos, incapable de rester concentrer cinq minutes. Pas que sa présence m’intimidait, mais sur la porte d’un placard était accrochée mon ancienne veste militaire, avec mon prénom bien visible, en toutes lettre. Timothy Kay Madsen. Fais chier. J’ai zappé. Un match de NBA. Du direct. Plus intéressant. « Tiens. Ton dîner. » J’ai bazardé une bière en arrière, sur le lit. Tout ce qu’il y avait de plus romantique dans la pièce. « Dis-moi. T’as rien de mieux à faire en soirée que d’venir à l’improviste chez les gens ? » J’ai porté une nouvelle fois la canette à ma bouche, avalant plusieurs grosses gorgées en diminuant sérieusement la bière. Fesses au sol, j’ai posé un coude sur le matelas pour me maintenir droit, prêtant une oreille, une seule, à la belle brune sur mon lit. Sans un seul regard en sa direction…

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" Je m’appelle Timmy K. Madsen, et toute ma vie j’ai voulu être célèbre... Je savais que j’avais un destin. J’avais une vocation. Le truc c’est que... je savais pas laquelle. C’était pas chanteur. Comme acteur j’suis à chier. Du coup, il restait plus grand-chose… pas vrai ? "
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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Lun 20 Aoû - 12:03


« L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. Les êtres s'attachent et deviennent dépendants les uns des autres à tel point que lorsque l'un vient à partir, le monde s'écroule autour de l'autre. » | timmy & jamie


Quelle délicate attention que de se barrer au moment-même où j'aurai voulu lui montrer une tout autre facette de ma personne. Je devais pourtant me rendre à l'évidence : ce gars n'était pas près de me prouver le moindre intérêt. Pourtant, je m'obstinais - m'acharnais, serait plus précis - à lui courir après malgré ses refus à répétition. Y avait certainement un truc qui clochait chez moi et dont je n'arrivais pas à mettre la main dessus. J'aurai beau lui demander ce qu'il ne lui convenait pas, je n'aurai aucune réponse. A croire qu'il fallait tout que je devine par moi-même ! C'était exactement ça. Je n'étais pas une fervente admiratrice des devinettes et autres blagues puériles, qu'il se le rentre une bonne fois pour toutes dans le crâne. « J’t’ai pas invité. » J'avais enfin atterri, me retrouvant face à une porcherie appartenant directement à celle de ce Madsen. Il semblait virer les revues et autres magazines érotiques qui trainaient au sol, faisant mine de me les cacher. Sauf que j'avais l’œil partout et c'est lorsque je m'avançais au beau milieu de ce dépotoir que je vins à agripper l'une de ses revues, ne faisant qu'admirer la couverture durant quelques secondes. Des filles dénudées aux poses osées ... C'était peut-être ça le genre de Madsen. J'avais rien à voir avec ce genre de bitchs, j'étais tout de même beaucoup plus classe. Et puis, il n'y avait qu'à voir comment je m'étais habillée pour lui faire comprendre que je n'étais pas venue essentiellement pour de la baise. Je voulais lui causer, that's all. « Allons allons Madsen ... Ne soit pas si ronchon. » Ca le tuerait de bien vouloir me regarder dans les yeux et de me sourire ? Apparemment oui. Je ne cherche même plus à le comprendre, j'essaie simplement d'agir en fonction de ses supposées attentes. Être gentille, gracieuse et souriante ... C'était bien ça qu'il voulait non ? Alors, je m'étais contentée de prendre possession de son lit, prenant soin de l'inspecter afin de savoir si ses draps étaient propres - on ne sait jamais sur ce que j'aurai pu tomber - puis, je m'y assis tranquillement, allongeant mes jambes sur sa couverture. Okay, je lui avais sorti quelques réflexions concernant ses revues mais ce n'était pas bien méchant, juste de l'ironie ... encore et toujours. Ça ne semblait pas le faire réagir à moins de réveiller son côté bourru et renfrogné. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour vouloir se taper un gars !

« Tu t’surestimes, Sanders. » Bien entendu. Ne connaissant pas mes compétences au pieu, il ne devrait pas porter de jugement aussi hâtif. De toute évidence, il n'était pas encore totalement prêt à ce que je le chevauche. Il ne sait pas ce qu'il rate. « Je ne dis que la vérité. » .. en bonne samaritaine que je suis. J'aurai peut-être du rajouter ces quelques mots, histoire de lui faire comprendre que j'avais saisi le terme de ' gentille fille bien sage '. Par contre, il ne fallait pas que j'en fasse trop au risque de voir mes espérances réduites à néant. Rejetant finalement le magasine au sol, j'avais replié mes jambes pour me caler contre le rebord du lit. Prenant appui sur le matelas dur comme un coffre en bois moelleux, je fis un bref tour d'horizon avant de poser mes pupilles sur l'écran de la télévision qui diffusait un match de basket. S'il voulait regarder la télé, ok ... mais je voulais au moins qu'on puisse discuter un minimum. « Tiens. Ton dîner. » Il venait de me lancer une cannette de bière par-dessus son épaule, comme s'il jetait de la viande à un animal. Il se fichait vraiment de moi. Au lieu de m'emporter, je me contentais d'esquisser un sourire forcé tout en le fusilant du regard ... ou plutôt de profil vu qu'il me semblait obnubilé par son satané match. « Quelle ... charmante attention, t'aurais pas des Curly par hasard ? J'ai vraiment besoin d'amis maintenant. » Comique la Sanders ! J'essayais de calmer le jeu, de le faire ne serait-ce que sourire. Ma stupide blague tombait à l'eau. Shit. « Dis-moi. T’as rien de mieux à faire en soirée que d’venir à l’improviste chez les gens ? » J'arquais un sourcil tout en ouvrant la cannette et la porta à mes lèvres afin d'en boire une gorgée. A l'improviste ? Faut croire qu'il avait un trou de mémoire et qu'il ne se rappelait absolument pas de ses propres paroles. « On s'était mis d'accord je te ferai dire. Tu m'accordes un rendez-vous. Et actuellement, t'as pas du tout saisi ce qu'on s'était dit. » Je m'essuyais mes lèvres désormais humides avant de me tirer du lit et de prendre place aux côtés du beau brun, assit à même le sol. Mon regard fit quelques va et viens entre le téléviseur et le visage impassible de Madsen. Brusquement, je lui agrippais la télécommande et la positionnais derrière moi. Il était cuit, c'était bien fait pour lui. « J'ai envie qu'on discute Madsen, c'est trop te demander de m'accorder une soirée ? » Je serrai fermement la télécommande derrière mon buste, jetant un regard inquisiteur envers le jeune homme avant de le dévier vers le placard se trouvant derrière lui. « Timothy Kay Madsen ... Inutile de demander ton prénom, il suffisait que je le lise sur ta veste des Marines. » Satisfaite de moi, je reportais mon attention sur le visage de ce prénommé Timothy qui avait enfin décidé de me faire face.

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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Mer 22 Aoû - 15:32




Tu te surestimes. Je suis d’accord pour avouer que je parle probablement dans le vide. Après tout, n’est-ce pas elle qui fait tourner les têtes de Brown ? Si au départ, le nom de Sanders ne me disait rien, je me suis vite rendu compte qu’elle n’était pas une inconnue au sein du campus. J’aurai même dû l’imaginer dès qu’un mec s’est mis en travers de mon chemin pour passer la nuit avec la brunette. Le pauvre n’a pas eu de chance. Il a passé la nuit dans l’herbe, s’est réveillé avec des hématomes et n’a pas eu l’occasion de lui faire écarter les jambes.

Les trois jours suivants, en faisant plus attention autour de moi, je me suis rendu compte que pas mal de mec bavent sur cette Sanders. Son nom ne me disait rien. Je l’aurai même probablement oublié si je ne l’avais pas entendu au moins une fois par jour. C’est beaucoup de parlotte pour pas grand-chose. Est-ce que l’un de ceux qui l’ont cité la connaisse ? Je l’ignore. Je doute néanmoins qu’ils en parlent pour son comportement délicat et chaleureux. Je n’ai qu’à jeter un œil vers elle, sur mon propre lit, pour imaginer sa réputation. Une croqueuse d’homme. Rien de plus.

Buvant à longues gorgées, je me suis rapidement retrouvé à sec. Télécommande dans une main, canette dans l’autre, je suis resté un moment les yeux rivés sur l’écran. Une splendide action, un ralenti, les commentaires enflammés des journalistes. Je n’aime pas le basket. Mais c’est plutôt plaisant à regarder quand une intrus se trouve sur votre lit avec un magasine porno et une bière dans les mains. Elle voulait que je sois plus ouvert. Elle énonçait sa vérité. Ainsi que des répliques finement lancées. Je connais ce comportement. C’est le même qu’il y a quatre jours. Pourtant, elle sortait d’une fête et avait siroté un litre de vodka à elle-seule. A croire que chez elle, l’alcool ne sert à rien. « La bouffe est dans la cuisine. Fais-moi un sandwich par la même occasion. » Je suis moins renfrogné qu’à notre première rencontre. Certes je suis toujours le même gars indifférent à sa présence, mais je lui réponds. C’est déjà bien, elle devrait être contente.

Elle ne bougera pas, j’en suis sûr. Elle est là pour autre chose que jouer les cuisinières. Elle est là pour ce maudit deal à la con. Une parole qu’elle n’avait pas oublié, qu’elle avait surement gravé dans le marbre comme s’il s’agissait d’un contrat. Avec un soupir, j’ai fait glisser la canette vide jusqu’à un coin de la chambre ou s’empilent les déchets. Et la voilà. Mon lit ne la satisfait peut-être pas puisqu’elle siège à mes côtés maintenant. Pas besoin de la regarder pour me rendre compte de sa présence. « Ouais… » La soirée ne lui convient pas. Pour une fois, sa voix la trahit car elle est moins douce, plus directe. Et je ne fais rien pour améliorer ça. Elle n’a rien trouvé de mieux que de m’arracher la télécommande des mains et de la camoufler derrière elle.

Nouveau soupire. Je baisse les yeux et prends une autre canette, que j’ouvre avec facilité. Je la déguste en l’écoutant, sentant son regard ténébreux sur moi. Est-ce qu’elle me fusille ? Est-ce qu’elle tente d’attirer mon regard ? J’en sais rien. « T’es la seule à t’être mis d’accord pour qu’on s’voit ce soir. J’aurai pu être sorti. J’aurai pu avoir quitté la ville pour la nuit. » J’aurai pu. Il y a pas mal de combats clandestins ce soir aux abords de la ville. Si j’avais eu besoin d’argent, Jamie aurait pu attendre longtemps avant que quelqu’un lui ouvre la porte. « Et pourtant j’suis là. Tu devrais déjà t’estimer chanceuse. »

J’ai remué sur place, sans quitter le sol. Mon coude est venu se poser sur le matelas, ma main soutenant mon visage. Et j’ai fait face à Jamie O. Sanders. Sans sourire, sans une expression amicale, j’ai soutenu son regard froidement. Elle avait méticuleusement observé les lieux pour tomber sur mon prénom entier. « Appelle moi encore une seule fois comme ça et j’te fous dehors, c’est clair ? C’est Timmy Madsen, ou rien. » Je n’étais pas menaçant. J’étais dur. Mon ton s’est révélé tellement normal qu’il m’a moi-même fait froid dans le dos. Sanders n’était en aucun cas habilité à utiliser ce second prénom qui me renvoyait vers une image de mon vieux. Ni même parler des marines. De rien du tout, si ce n’est du mec qu’elle avait sous les yeux : un étudiant de Brown. Mais c’était peut-être à moi de changer la discussion. Inconsciemment, je le savais. La main tenant la bière s’était levée vers Jamie et je m’étais approché d’elle plus que je ne l’aurai imaginé dans cette soudaine bouffée d’énervement. Trop proche même, peut-être pour l’intimider. Elle aurait au moins le loisir de voir que mon visage s’était presque entièrement remis de ses blessures. De mon côté, je n’ai pas cillé une seule seconde en restant rivé sur les yeux de l’étudiante. Lui soufflant même quelques mots pour changer de discussion. « Les gars parlent beaucoup de toi, Jamie Sanders… »


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" Je m’appelle Timmy K. Madsen, et toute ma vie j’ai voulu être célèbre... Je savais que j’avais un destin. J’avais une vocation. Le truc c’est que... je savais pas laquelle. C’était pas chanteur. Comme acteur j’suis à chier. Du coup, il restait plus grand-chose… pas vrai ? "
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MessageSujet: Re: pour some sugar on me ∞ feat timmy   Dim 2 Sep - 17:56


« L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. Les êtres s'attachent et deviennent dépendants les uns des autres à tel point que lorsque l'un vient à partir, le monde s'écroule autour de l'autre. » | timmy & jamie


Je n'avais droit qu'à une vulgaire cannette de bière. Aucuns amuse-gueule à déguster, rien. A moins que le plat principal ne se trouve dans cette chambre et en la présence de Timmy (?). Ôte tes pensées vicieuses Sanders, tu te dois d'être serviable et sympa. Telle était la petite voix qui tambourinait dans mon esprit, à croire que je me devais de l'écouter sous peine de gâcher l'unique chance qu'il m'avait accordé. En fin de compte, le deal était simple : sois sage et tais-toi, n'agis pas sans réfléchir et tu obtiendras peut-être un autre rendez-vous. Pourtant, le désir était toujours présent même lorsqu'il préférait m'ignorer en laissant ses pupilles river sur l'écran, même lorsqu'il me tournait le dos .. Le manque de sexe, c'était incontrôlable et pourtant, j'étais bel et bien en train de riposter, combattant mes vieux démons ; le tout, dans le simple but de me faire Timmy Madsen un de ces quatre. Il avait très bien compris mon raisonnement, inutile de lui faire un dessin. « La bouffe est dans la cuisine. Fais-moi un sandwich par la même occasion. » Taquinerie quand tu nous tiens. Je n'avais à peine gouter de la bière qu'il m'avait proposée, qu'il m'ordonnait déjà de dégager de sa chambre. « Sans façon, je préfère rester en ta ... compagnie. » Ma voix se faisait plus posée mais on devinait une pointe d'ironie. Je n'en étais pas encore arrivée au stade de la bonne à tout faire et entre nous, je ne comptais jamais l'atteindre. Pourtant, à le dévisager - de trois-quart cela dit - je trouvais que quelque chose avait changé chez le brunet, peut-être s'avérait-il moins bourru que lors de notre précédente rencontre ? Peut-être s'était-il 'habitué' - c'était un grand mot - à ma présence ? Le doute planait, encore.

« T’es la seule à t’être mis d’accord pour qu’on s’voit ce soir. J’aurai pu être sorti. J’aurai pu avoir quitté la ville pour la nuit. » Pas faux. Pourtant, il était présent, assit à mes côtés, à me dicter les moindres faits et gestes que je me devais d'effectuer. Crétin. « Et pourtant j’suis là. Tu devrais déjà t’estimer chanceuse. » Chanceuse ? Je l'étais. Il est vrai que j'aurai pu tomber sur un autre plouc de lambs mais heureusement, je suis tombée sur le bon. Je vous ai déjà parlé du destin ? Faut croire qu'il me jouait plus d'un tour. « Si t'avais pas été là, j'aurai très bien pu t'attendre. Quitte à discuter avec l'un de tes amis. » Sous-entendu, me rendre dans la piaule d'un autre Lamb afin de satisfaire mes envies. Je me foutais bien de ne pas l'avoir prévenu, maintenant qu'il était là, il n'existait aucune autre échappatoire. Il était à moi. C'est alors que je vins à me caler à ses côtés, plaquant mon dos contre le rebord du lit. Le sol n'était guère moins confortable et je remarquais que d'autres détritus jonchaient la moquette, rendant la pièce encore plus infecte. Mon regard se porta sur cette bête qui observait avec non sans grand intérêt le match de basketball. J'avais moi-même tenté de suivre la partie, en vain. Il m'avait tellement gonflé que je ne pus m'empêcher de lui dérober la télécommande pour mieux la cacher derrière mon dos. C'était quitte ou double, il devait choisir.

Pourtant, je découvris une fois de plus l'extrême tension qui émanait du corps du brunet lorsque je vins à prononcer son nom. Ses pupilles se braquèrent furieusement sur moi alors que sa voix grave résonnait dans l'espace clos. « Appelle moi encore une seule fois comme ça et j’te fous dehors, c’est clair ? C’est Timmy Madsen, ou rien. » Je contractais ma mâchoire, osant relever mon regard en sa direction. Je venais d'enclencher une nouvelle bombe à retardement, prête à exploser en cas de nouvelle erreur. D'ailleurs, je venais de commettre ma première erreur. Mais quel crime y avait-il de découvrir que l'homme qu'on convoitait était passé par la case 'Armée' ? Aucune. Seulement pour lui, cela s'avérait honteux de prononcer son nom entier. « Et si je préfère t'appeler Timothy ? » Je jouais sur la corde raide. Histoire de rattraper le coup, j'esquissais un sourire confortant tandis que mes mains se relevèrent en l'air, mine de rien ... Je voulais simplement le taquiner, rien de plus. Retournement soudain de situation, le brunet avait décidé de prendre les commandes et c'est avec stupeur que je le vis se rapprocher de moi, lentement cela dit. J'en déglutis mais restais coite, prête à agir lorsqu'il me donnerait le feu vert. Son visage non, son corps pivotait en ma direction ; je ne mouvais toujours pas, me contentant de croiser mes bras au niveau de ma poitrine, priant pour que ça ne soit pas une ruse. « Les gars parlent beaucoup de toi, Jamie Sanders… » m'avait-il soufflé à quelques centimètres de mon visage. J'étais curieuse de savoir où avait-il entendu cela. Bon sang Timmy .. Ne me fait pas ça, pas maintenant. J'étais à deux doigts de craquer. Mon corps en tressaillait d'excitation tout en s'irradiant de chaleur. Ne pas craquer, c'était la règle primordiale dorénavant. Une main assurée se redressa dans les airs, allant se plaquer calmement contre l'une des joues de ce dénommé Madsen. Je pus contempler que son visage n'était plus aussi boursoufflé qu'auparavant et que ses yeux étaient désormais rivés en ma direction. « Tu as bien cicatrisé. Tu es .. beaucoup mieux comme ça. » susurrai-je alors que ma main effectua quelques tracés le long de ses pommettes.

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