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 Cauchemar en sous-sol... (Yohann)

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« Nina M. Rozanov »


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MessageSujet: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Mar 9 Oct - 13:37


Je n'aime pas quand les choses m'échappent, j'ai l'impression d'une non finalité, d'un incomplet. Avec Yohann c'est comme ça, on a pas encore résolu toutes nos différences, je n'ai pas encore tout saisi... Alors en boucle, je me suis ressassé le passé. Son départ précipité, alors qu'on était si bien, on aurait pu voyager comme ça encore quelques mois. Mais il était partit, m'échappant, échappant à mon contrôle. Non, mais c'est quoi le problème? J'avais pas fugué pour te suivre dans ce périple? C'était pas suffisamment dingue déjà? Il fallait plus pour que tu restes? Non, mais en fait je m'en fou, il est partit et puis quoi? La terre ne s'était pas arrêtée de tourner pour autant... Pour tout comprendre, faut remonter loin dans le temps, ici à présent nous étions différents, nous avions grandit, pour peu que l'insouciance ne se soit envolée. L'insouciance de l'adolescence. J'avais juste pas capté, je nous croyais liés, bien dans notre petite pseudo relation. Pas de sentimentalisme, non juste du délire, on avait poussé les choses entre nous et puis pouf d'un coup, la fuite. Je ne l'avais jamais revu ensuite. Juste j'ai vraiment pas capté, j'aime pas quand je capte pas. Faut l'avouer, je suis un casse-tête à deux pattes, une chieuse, faut toujours que je ramène mon petit grain de sel, que je retourne en arrière, que j'analyse, que je me pose tout un tas de questions. Des questions que je ne me posais plus quand je n'étais pas forcé de l'avoir sous les yeux chaque jour que fait ce putain de satané bon dieu. C'est vrai depuis qu'on s'est retrouvé ici à Brown c'est grandiosement folichon entre nous. Je sais que je le fais chier avec toutes mes questions à la mords moi le noeud, mais lui il m'irrite carrément à ne pas me répondre. Pour peu quand on se voit c'est à peine si je ne me mettrais pas à taper des pieds sur le sol à la manière d'une odieuse gamine qui n'obtient pas ce qu'elle désire. Oui j'avoue, je suis odieuse c'est le cas, oui que dieu me pardonne j'ai un satané foutu caractère. Toujours à emmerder le monde parce que je n'ai juste rien de mieux à foutre de mes journées. Une calamité, mes potes me le disent souvent, une chance pour moi la plupart d'entre eux arrivent à me supporter!

J'avais décidé de ne pas me présenter au prochain cours, non c'est pas que mes études m'importent peu, mais là j'en avais soupé des cours d'économies, des chiffres, encore des chiffres, de foutus parents banquiers, qui souhaitaient me voir reprendre l'entreprise familiale un jour ou l'autre. Ouais enfin ce jour, il est encore loin, le temps que je m'assagisse et que je décide à rentrer dans le droit chemin... Chose pas très évidente, pour moi tout ça s'était trop sérieux, trop pompant. Une grande enfant, une femme-enfant? Je sais pas le terme qui me correspondrait, mais je suis bien comme je suis j'ai pas envie de devenir sérieuse et de me flétrir comme une rose. Une fois mes bouquins et mon sac rangés dans mon casier, je marchai dans les couloirs de l'université, mon paquet de Marlboro Light dans la main, un briquet dans l'autre que je ne cessais d'allumer pour voir la petite flamme danser devant mes prunelles. Pas de profs, pas de surveillant, mon regard fut attiré par une porte restée entre-ouverte dans le couloir. La chaufferie, le concierge avait certainement du mal la refermer. Parfait, c'était la retraite parfaite pour aller m'en griller une. Tranquille, seule dans la moiteur de l'endroit, pas très rassurant c'est vrai, c'est pas vraiment le grand luxe, fait sombre, y'a des bruits bizarre, des minuteries, la lumière s'éteint invariablement au bout de cinq minutes écoulées.

En fait, c'était surtout qu'une autre petite idée farfelue était encore venu titiller mon esprit troublé. Un moyen d'attirer Yohann dans cet endroit, une fois la porte refermée derrière lui, il n'aurait pas le choix que d'écouter mes questions en boucle pendant un laps de temps assez équivoque. Ouais, je sais c'est gamin, c'est pathétique, tout ce que vous voulez m'en fou, le truc c'est que là je m'ennuie, mais je me fais chier d'une puissance, j'ai pas grand chose à faire et quitte à me griller une clope autant le faire en compagnie d'un jeune homme dont je souhaite soutirer des informations depuis longtemps. Alors, je prend mon portable, avant d'entrer dans la chaufferie et voilà que je lui envoi un texto. Le message est simple.
Yoyo, c'est Nina. Je me sous fourrée dans la cata... Je suis dans la chaufferie et la porte est fermée. Je peux pas sortir, trouve un moyen de venir me chercher. Ps: j'ai peur toute seule là dedans, y'a des bruits bizarres. Viens!Pathétique, voilà que je souris toute seule avant d'entrer, je laisse la porte entre-ouverte bien évidemment pour qu'il puisse s'aventurer dedans à son tour. Et si il ne venait pas? C'est possible, mais dans mon fort intérieur, je sais très bien qu'il va se ramener fier comme un paon et me dire un truc du genre, t'es vraiment idiote y'a que toi pour mettre les deux pieds dans le plat ainsi. Ou une autre gentillesse dans le style, il serait prêt à venir juste pour rigoler un bon coup de ma pomme. On a beau dire ce que l'on veut, ne pas être vraiment toujours fourré ensemble, je sais un peu près comment il fonctionne. Je m'enfonce alors dans le long couloir, plus loin je trouve un endroit un peu à l'écart, apparemment c'est un genre de placard à balai là au bout, j'y vais j'ouvre la porte, rien de bien intéressant pas d'autre issue de secours non plus. Je remonte le couloir dans l'autre sens et je me poste juste derrière la porte, attendant que le jeune homme daigne montrer le bout de son nez et clap, pris au piège!

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« Yohann L. Boris »


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MessageSujet: Re: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Mer 10 Oct - 14:04

Cauchemar en sous-sols

    Je ne suis pas le genre de mec qui se prend la tète pour des futilités. D'ailleurs, j'aime pas les futilités que je trouve totalement inutiles et un déclencheur de mal de tète. Penser à une vieille histoire qui date de quelques années s'en est une. J'en ai vécu des choses pendant mon adolescence. La métamorphose qu'avait surgit après mon enfance avait fait en sorte que je compense les années d'infériorité que j'ai pu ressentir. Mon poids en était la principale cause. La boxe et le soutient de mes deux pères étaient délibératoires et une vraie bénédiction. C'est bien grâce à eux que je me sens bien dans ma peau aujourd'hui. Je n'ai aucune envie de foutre en l'air des années de changement pour plonger dans le passé et évoquer des "et si". Ce qui était arrivé est arrivé. Je ne peux changer ce qui était passé et si j'en avais le pouvoir, je pense que je ferais rien pour changer les évènements. Je ne suis pas le genre à trouver des excuses à mon comportement. Des fois je fais des bêtises, je suis un humain et un humain fait des gaffes, les accumule, les collectionne. Cependant, chacun réagit suivant son caractère. Le mien m'interdit de murmurer ces deux mots tellement simples et qui puissent aguerrir des blessures. J'en suis conscient mais ma nature fière me demande et m'impose de passer à autre chose. Je voudrais que Nina fasse de même.

    Nina. Je l'ai rencontré il y a plusieurs années. Le destin a fait qu'on se revoit sur deux contrées différentes. Qu'on sympathise ensemble, qu'on s'apprécie mutuellement. Je ne peux le nier : j'aime tout chez cette fille. Son caractère qui impose le respect, son tempérament de feu et surtout son physique avantageux. J'ai toujours eu un faible pour les brunes, surtout elle. Je ne suis pas fou, il y avait quelque chose entre nous. Peut-être de l'attirance mais pas de l'attachement. Une chose est certaine : j'ai merdé. J'suis partie subitement alors qu'on était bien. J'avais un mauvais présentement qui s'est avéré correct. Mon père était mort et j'avoue que ce genre de nouvelle ne m'a pas laissé l'envie de contacter Nina et lui demander pardon. Maintenant que les années se sont écoulées, maintenant qu'on a changé, cela me semble futile. Et j'aime pas cela.
    Néanmoins, je me rappelle toujours son regard accusateur dès qu'on se croise. De mon coté je fais comme si rien ne s'est passé. Je parle de tout, de rien et jamais de notre relation antérieure. Et puis ... Putain ! De toutes les filles du globes, fallait que je tombe sur elle à Brown?

    Je me prends la tète entre les mains. Je tremble. Passé la soirée à picoler et s'amuser comme un con a un prix : la gueule de bois. En plus, cette fâcheuse de conscience qui ne cesse de remémorer le passé ne fait qu'accentuer mon mal de crâne. Je viens de consommer deux café bien serrés, bu, je ne sais combien de cachets mais cette sensation de malaise et l'envie prenante de vomir ne cesse d'augmenter.
    Je me redresse. Marre de rester dans cette cafétéria à essayer de diminuer la douleur. Le cours d'anthropologie a commencé depuis dix minutes mais l'envie d'aller entendre la voix gutturale du prof ne m'attire pas. Je préfère de loin monter dans ma chambre et sombrer dans un sommeil réparateur.

    La brise matinale me fait un bien fout. Je sens l'air s'engouffrer dans mes narines et s'aventurer dans mes poumons. Il est imposant et me fait entrer dans une euphorie momentanée mais tellement agréable. J'aime ces petits moments de calmes. Ca me donne l'impression que rien ne peut m'atteindre, que tout est possible. L'impossible n'est qu'éphémère.
    Mon téléphone qui se met à sonner me fait grogner. Un message. Je grogne. Avant même de l'ouvrir, je sais approximativement son expéditrice. Cette jeune femme dont je me rappelle plus le nom et avec qui j'ai passé la soirée. Enfin ... d'où elle a eut mon numéro? Je me rappelle pas le lui avoir donné.
    Je mets fin à mes questionnements et me met à lire le continu du message. Sincèrement, je m'attendais à tout sauf à cela. Nina s'est enfermée dans les caves et elle me demande de venir l'aider.

    Franchement, ai-je la gueule d'un mec prêt à tendre sa main à quelqu'un en besoin? Si c'était un mec de ma confrérie oui, j'irais sans hésiter le secourir mais une fille ... Nina. Je secoue la tète et range l'engin dans ma poche. Je n'ai pas l'intention d'y aller mais cette enquiquineuse de conscience vient ajouter une couche et m'expose les faits. Si un malheur lui arrive? Si des rats lui mangent le pied? Je grimace à nouveau et tout en pestant contre cette jeune femme, je me dirige vers les sous sols.
    J'ouvre la porte et jette un coup d'oeil à l'intérieur. Ca m'inspire pas confiance. Il fait sombre et aucune trace de Nina. "Hey Yo ! Nina t'es où? Bordel" Le dernier mot de ma phrase était inaudible, c'était plus pour moi. Je mets un pied dans les sous-sol mais malheur : à peine ai-je mis l'autre que la porte se ferme derrière moi. Je tente de l'ouvrir en pestant mais elle s'entête à rester fermée, la conne.
    Je grogne comme un animal pris en piège. J'aime pas ça, je déteste quand on une situation m'échappe.
    Je prends mon téléphone et l'allume afin d'avoir un peu de lumière alors que j'm'avance.
    Je la vois enfin. " Nina ... T'es conne. Tu fous quoi dans un endroit pareil putain?! Et la porte est fermée là" Minute ... Elle ne l'a pas fait exprès pas vrai? Non. C'est con. Elle était mesquine mais elle n'irait pas jusqu'au là et puis, pourquoi voudrait-elle s'enfermer avec moi dans un endroit pareil. C'est illogique seulement, je sens que quelque chose se trame.

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" I shivered in the warmth of their god, Yet this mansion is haunted by romance, His servants heal my scars, Anointing me with oil, I am naked and silk on this eve, His body will cradle his bride's in frailty as I await his kiss mortality ebbs from me. The pendulum sings. Twelve times it rings ... I sleep with the emperor."
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Dernière édition par Yohann L. Boris le Jeu 11 Oct - 12:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Jeu 11 Oct - 12:02

J'avais pris le temps de finir ma clope, je l'écrasai à même le sol sans me soucier de qui était chargé de faire le ménage après moi, je n'en avais cure. Je n'eus pas à l'attendre longuement, pourtant je n'étais pas certaine qu'il daignerai bouger ses petites fesses pour m'aider. Je comptais sur une certaine serviabilité due à notre passé commun. Nous n'étions pas de parfait inconnus après tout. Cachée comme une comploteuse derrière cette fichue porte - à quoi je pouvais m'amuser par ennui tout de même- je le vis alors entrer dans la chaufferie, les sous-sols de Brown, endroit un peu glauque pour une conversation. "Hey Yo ! Nina t'es où? Bordel" J'eus à me retenir de ne pas glousser comme une poule, alors que je poussais cette porte qui au final nous enfermerait dans ce lieu pour un petit moment. J'étais là plantée sans un mot dire, le laissant allumer son portable pour me trouver. Je restais complètement impassible jusqu'à ce qu'il me demande si j'étais conne. Je marchai alors vers lui, le dépassant. Ma main se posa brièvement sur la poignée de la porte que je fis mine de tenter d'ouvrir.

" Non, je suis pas conne. J'étais venu fumer une clope en cachette, apparemment le temps que j'explore l'endroit, la porte à été ré-ouverte, mais là... " Je posais alors mon regard droit dans le sien avec un sourire un peu béat. " Il me semble qu'on est bel et bien enfermé... tous les deux. " Je me gardais bien de lui dire que je l'avais fait exprès, en toute connaissance de cause. Que dans ma petite tête, j'avais décidé de le faire venir et de le mettre devant le fait accomplit, pour que j'obtienne enfin une réponse après autant de temps, une réponse et ce quelle qu'elle soit, qu'elle ne me plaise ou non. Je ne voulais pas de ses excuses, c'était complètement inutile, le passé était le passé et jamais je ne revenais sur ça, je ne voulais pas changer quoique ce soit. Juste savoir, je n'aimais pas rester dans l'ignorance du pourquoi. Je me retournai et m'appuyai de dos contre la porte. Je sortis mon paquet de clope de ma poche et lui tendit. " T'en veux une? " De toute manière notre libération n'interviendrait pas dans les prochaines minutes, du moins pas les plus proches. Si nous manquions de chance, on serait peut-être même forcés de passer la nuit dans cet endroit. Avant que quelqu'un ne s'aperçoivent de notre disparition, dans le pire des cas. Seulement, j'avais pu remarquer que le concierge passait tous les soirs vérifier que tout tournait comme il le fallait... On en avait pour une hure voir deux tout au plus, rien de bien méchant au final.

J'en pris une moi-même, satanée mauvaise manie que j'avais. Fumer détruisait la santé et pourtant je ne m'en privais pas en toute connaissance de cause. Faut bien mourir de quelque chose un jour... Une fois allumée, je fini par me décaler de la porte. Je ne savais pas comment m'y prendre, comment lui poser la question sans qu'il ne parte en vrille une nouvelle fois. Faut l'avouer, Yohann pouvait vraiment être une tête de mule quand il le souhaitait, lui faire lâcher le morceau c'était pas une mince affaire, surtout quand il en avais décidé autrement. Pourtant, je tenais réellement à éclaircir cette partie sur nous deux. Partir, oui d'accord, je savais bien qu'on ne tenait pas réellement l'un à l'autre, mais partir sans un fichtre mot, là je ne comprenais pas. Mon regard se perdit alors encore une fois vers le sien. Rien à faire, j'avais cette fichue idée en tête et quand j'ai une idée en tête je l'ai pas au cul comme on dit. " Puisqu'on est là... tu veux bien m'expliquer pourquoi t'as disparus sans rien dire... rien pas un mot bordel Yohann! " Pour moi, c'était presque un manque de respect, on était pas amoureux c'est certain, mais on était amis aussi, non? Du moins, c'est ce que j'avais pensé à l'époque. Le voir ainsi disparaître et ne pas savoir si tout allait bien, ça m'avait valu quelques longs mois d'interrogation, prise de tête.

" Oh c'est bon fait pas cette tête-là quelqu'un viendra ouvrir ou si ça t'énerve tant, essaie de téléphoner à l'accueil de Brown..." Je lâchai un soupir, je doutais qu'il finisse par daigner m'offrir un jour un semblant de réponse. J'étais vraiment titillée par le fait qu'il soit aussi peu enclin à me donner une petite explication, juste histoire de satisfaire ma curiosité, de savoir si j'avais raison ou tord de lui en vouloir, tout simplement... En fait, je cherchais a enterrer une certaine rancœur à son égard au final.

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« Yohann L. Boris »


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MessageSujet: Re: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Lun 15 Oct - 14:09

Cauchemar en sous-sols

    Elle est là à me regarder impassiblement. Cette fille m'a toujours intrigué. Quelqu'un d'autre dans cette situation aurait mal réagi à cette porte qui vient de se fermer sans nous laisser la possibilité de faire une quelconque réaction. Nina reste calme à me regarder avant d'aller essayer de l'ouvrir et de m'expliquer la raison pour laquelle elle s'est enfermée dans les sous-sol. Sérieusement, de tous les coins de l'université, elle n'a trouvé que cet endroit paumé pour se griller une cigarette. Tous les étudiants savaient que cette entrée était interdite. Le concierge n'aimait pas qu'on le dérange et personnellement, je n'ai jamais croisé sa route. Nina, doit savoir les risques en venant ici et elle vient de m'embarquer dans sa merde. Ce n'est pas comme si je me suis jamais aventuré dans ce genre d'emmerdes mais l'impression qu'elle cache quelque chose ne cesse de me remonter dans la tète. "Je sais qu'on est enfermés ici pour un moment et ne tire pas cette gueule t'as l'air d'une psychopathe" Oui je suis un peu remonté. Non seulement mon mal de crâne ne décide pas encore à s'apaiser mais en plus un coup d'oeil à mon téléphone me fait comprendre qu'il y a pas de couverture réseau dans cette partie de Brown "... Super!"

    Je grogne de mécontentement et lève les yeux vers elle pour l'observer. Elle semble totalement détendue, me poussant à soupirer. Voyons voir, j'ai vécu des situations bien plus chaotiques que celle-ci. Les emmerdes, ça me connait, je les coutoie depuis mon plus jeune âge. Mon intégration des Alpha les a rendu un poil plus jouissives. C'est le fait de me retrouver dans une position peu avantageuse qui me perturbe. Je n'aime pas ne pas avoir le contrôle et c'est exactement le cas là.
    De mauvais poil, je tends ma main pour prendre la cigarette qu'elle m'offre gratuitement. Vu qu'on a pas le choix et qu'on doit attendre le concierge, vaut mieux passer le temps.
    J'en coince cette petite drogue entre mes lèvres et tire dessus. Ma main libre qui tient le portable se pose instinctivement sur mon front endolori. Je payerais cher pour retrouver mon lit.
    Au moment où je décide de lui taper la causette, elle se mit à parler et ... j'aurais préféré qu'elle garde ses jolies lèvres closes. Ce qui sort d'entre elles ne me ravit pas d'un sous. Elle recommence à parler du passé et je déteste ça.

    Pourtant, quand on s'est revu à Brown et qu'elle m'a posé la question, je lui ai fait comprendre que ce n'était pas nécessaire de parler du passé. C'est futile non? Ce n'est pas comme si je lui ai promis quelque chose.
    Certes, des fois je me pose la même et unique question : si j'suis pas partie aussi abruptement, qu'est ce qui aurait pu arriver? Qu'est ce qui aurait pu changer? Rien du tout. On est pas le genre à s'attacher encore moins de rester avec la même personne et lui promettre amour éternel alors pourquoi bon sang elle remet le sujet sur le tapis? Je grogne en la regardant avant de secouer la tète. Néanmoins, je ne hausse pas le ton. J'ai l'impression que si je le fais, ma tète finira pour de bon par exploser "Nina, c'est du passé. Pourquoi tu t'entête à remémorer des trucs qui n'ont aucune importance?"

    Je soupire et m'appuie contre un mur après l'avoir inspecté. Je regarde attentivement le sol avant de m’asseoir dessus. L'endroit est plutôt propre pour des sous-sols. Ses nouveaux mots ont le tact de me gonfler. J'essaie toujours de garder mon sang froid et de ne surtout pas me paraître désagréable surtout pour une fille mais là, mes efforts semblent vouloir flancher "Tu pense que je n'ai pas tenté ? Il se trouve qu'il n'y a pas de réseau et je me retrouve coincé avec toi et tes foutues questions" Okay ... Faut que je me calme. Je me mets à respirer doucement en fermant les yeux. Si je n'avais pas ce mal de tète causé par ma gueule de bois, j'aurai réagit autrement. Mais je tente de me calmer et de tenir une conversation dépourvue de prise de tète "Sérieusement Nina, qu'est ce qui t'apporte de savoir ces trucs?" Je me mets à taper la place à mes cotés pour qu'elle daigne venir s'y poser et je trouve judicieux d'ajouter " Je voulais pas te crier dessus ... comme tu peux être casse-couille des fois"

    J'écrase le cigarette sous ma chaussure en espérant qu'elle s'exécute. Rien ne l'oblige évidemment. Après tout, elle n'a aucune envie d'être enfermée avec moi dans cet endroit pourri mais ... attendez un instant. Je lève la tète vers elle, un sourcil haussé et murmure "... Tu l'as fait exprès hein?" Là, tout me semble si clair : elle a feint d'être coincée dans les sous-sols pour justement, me poser toutes ses questions ! Fatalement, il y a plusieurs personnes qu'elle a pu appeler mais non, elle m'a demandé à moi de venir la sortir de là.
    Un rire sec quitte ma gorge et comble le silence " Maligne. Mais ça va pas se passer comme ça" Je lui souris. Un grand sourire loin d'être sincère.

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MessageSujet: Re: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Lun 15 Oct - 20:26

L'air d'une psychopathe! Mais je t'en foutrais des psychopathes moi! Je me surprends à froncer un sourcil, pour finalement changer tout ça en un sourire rieur.Quel idiot, il ne peut pas s'empêcher de me sortir ce genre de débilités alors que j'essaie d'être sérieuse... Oui enfin, j'essaie parce que c'est pas facile de garder son sérieux surtout quand on reluque son minois quelque peu perturbé. En plus, il n'a vraiment pas l'air d'humeur, il semble irrité, remonté et dans le fond moi je me dis que j'ai gagné, ça y est je lui casse les pieds. J'avoue, j'ai le don de casser les couilles bien gracieusement, c'est plus fort que moi. Je cherche des réactions, la vie sans réactions c'est nul, ce sont elles qui nous pousse vers l'avant. Je me détends, je reste impassible, le laissant décharger toute sa mauvaise humeur, en mon fort intérieur, je suis amusée, j'aime bien le voir s'emporter. Oh, mais ça je ne le lui dirai pas, avouer c'est pas mon style. Puis le revoilà, tirant sur sa clope, évitant encore une fois de me donner enfin une putain de réponse, allez pourtant c'est pas compliqué, pas difficile, surtout si c'est du passé et que dans le fond ça n'a pas la moindre importance. Justement c'est si peu important, alors pourquoi ça t'es si difficile de dire juste quelque chose? Pourquoi les mecs sont si compliqués? On nous serine comme quoi les nanas sont chiantes, qu'on nous comprend pas, mais dans les genre les mecs ils ne sont vraiment pas mieux. C'est sans doute pour ça que je ne crois pas en ce sentiment d'amour, deux êtres compliqués ne peuvent pas coexister, c'est illogique. C'est peut-être aussi pour ça que ça existe ces fameux coups de foudres, pour rendre les choses illogiques, un peu plus supportables... Je sais pas. J'ai jamais eu le coup de foudre, je suis pas prête à être attachée à un mec au point de me rabaisser par peur de le perdre. Non, j'ai un orgueil bien trop démesuré pour me mettre en position de faiblesse et l'amour ça, ça rend faible.

Pas d'importance, c'est vrai ça n'en a pas, c'est pas comme si je lui en voulais réellement de s'être barré sans un mot, je ne lui ai rien promis et surtout je ne lui ai jamais demandé l'exclusivité. Mais là n'est pas le soucis, non c'est pas ça, c'est pas que ça comptait pour moi, c'est juste que j'aime pas ne pas savoir, ne pas comprendre, j'ai besoin de comprendre, mais surtout je veux du respect, tout simplement. Je sais que je l'énerve, que je le fou à bout de nerfs, surtout là en ce moment, car je le vois monter le ton. C'est bien Yohann, énerves-toi, sort tout ça de ta tête, mais j'en démordrais pas, je n'abandonne jamais la partie.
" Non c'était pas important, mais bordel je m'en tape, je veux une maudite réponse, c'est tout, je veux savoir. C'est une question de respect, pas d'excuse j'en veux pas d'excuse. Je veux juste savoir ce qui t'es passé par la tête pour partir sans même me dire au revoir. Juste un putain d'au revoir quoi, ça t'aurait vraiment tué, ça? " Tu t'énerves, tu t'emballes, mais moi aussi je peux gueuler tu sais. Oh je peux même faire encore mieux que ça. Je pourrais t'en mettre une en plein poire, juste comme ça pour me calmer les nerfs, seulement... Non seulement, j'en ai pas envie. Ouais, t'es coincé, oh enfin tu t'en rends compte, que je pense dans ma petite tête. Je retiens un sourire, oui je sais aussi que le réseau ne passe pas quand la porte coupe-feu de cet endroit est close. Je ne prépare jamais mes plans à l'aveuglette. Il s'est assis, veut que je l'imite, mais je ne compte pas m'assoir bien sagement, oh non. Qu'est-ce que ça m'apporte, bon dieu, mais il faut vraiment tout lui expliquer de A à Z, lui faire un dessin peut-être, c'est ça?

Bingo, ça y est, un éclair de lucidité le saisit, il m'a démasquée, cette fois je ne peux pas retenir ce sourire de contentement qui s'empare de moi. Contente, oui ravie c'est le mot, je suis ravie qu'il m'ait cernée.
" Ouais, et quoi, vas-y cloue moi sur une croix, tu vas faire quoi? J'ai envie que tu me réponde parce que simplement moi, ça m'apportera la tranquillité d'esprit tu vois. Puis si c'est pas important, alors ça te coûte quoi de me dire ce qui s'est passé? On est potes aussi non, j'croyais que t'étais de ceux qui m'appréciait non? " Bon, j'avoue, c'était un sale coup, obliger comme ça quelqu'un à subir un interrogatoire qu'il ne souhaitait pas, mais j'étais une bon dieu de tête de mule, une bourrique têtue, je n'y pouvais rien c'était plus fort que moi. On ne lutte pas contre sa nature, vous tentez de chassez le naturel, il revient au triple galop! Puis, je me décide, je ne m'assied toujours pas, non je me met juste à genoux devant lui, je le regarde, je cherche à percer son regard, à voir si j'ai touché une corde sensible ou pas... N'importe quoi, j'ai plus envie de jouer, j'ai juste envie de franchise. " Dis-moi, c'est moi ou t'es tendu? C'est pas comme si t'étais enfermé avec une vraie psychopathe, tu sais... Je ne suis pas dangereuse. " lui dis-je en y mettant une petite touche d'humour.

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« Yohann L. Boris »


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MessageSujet: Re: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Sam 27 Oct - 20:54

Cauchemar en sous-sols

    Elle s'emporte. Le message est parfaitement bien passé. Tout comme moi elle peut gueuler. Tout comme moi elle peut crier. Tout comme moi, elle est têtue. Oui, j'ai remarqué sa force de caractère depuis le premier jour de notre rencontre. Nina ne s'est jamais laissée marcher sur les pieds et surtout, elle n'est pas le genre de personne à oublier aussi facilement. Elle ne compte pas passer à autre chose avant d'avoir la réponse à sa question alors que de mon coté, j'arrive pas à entrouvrir les lèvres et de lui dire la raison de mon départ prématuré. Certes, c'est facile à dire en plus, j'suis presque certain qu'elle gueulera moins quand elle le saura mais ... j'y arrive pas. J'ignore si c'est mon coté casse pied qui m'empêche de lui répondre ou bien juste l'envie de l'enquiquiner encore et toujours. N'empêche, cette histoire est très ancienne pour moi et je la considère comme enterrée. C'est sûrement pour cela que je refuse catégoriquement de lui fournir une réponse.

    Alors je l'observe allumer sa cigarette et m'exposer son point de vue. Je me mets à sourire et pour une fois, j'ignore ce mal de crâne horrible qui me lance à chaque petit mouvement. J'ai envie de sortir de cet endroit rien que pour aller dormir. Je sais que cela ne serait possible que lorsqu'elle aura eu ce qu'elle désirait de moi : une foutue réponse. Le mot "respect" me fait titiller. Et c'est Nina qui parle de respect ? J'ai presque envie de me tordre de rire néanmoins, la douleur me n'empêche. J'arrive tout de même à lui répondre du tac au tac. "C'est toi qui parle de respect ? Se moquer de la gueule des mecs pour te sentir supérieure c'est du respect à ton avis ?" Les nouvelles vont vite. Cette fille a fait des ravages dès son entrée à Brown. J'ai pu entendre quelques récits sur les dégâts qu'elle a occasionné. Certes, quelques mâles ont inventé quelques âneries pour ne pas briser l'image du bad boy qu'ils ont instauré. Mais je connais Nina. Je connais le personnage et j'ai pu l'observer tout en restant discret. Je sais de quoi elle est capable tout comme je sais que les racontars sont faux. C'est elle qui les jette comme des vieux chaussettes usées et non le contraire. Je ne suis pas mieux, je l'avoue mais au moins, j'ai le tact d'avertir la personne avant d'aller plus loin. N'empêche, je sais que c'est dégueulasse de mettre cela sur le tapis ... elle ne m'a pas laissé le choix.

    Elle refuse de venir s’asseoir à mes cotés. Pour toute réponse, je soupire profondément et hausse les épaules. J'appuie fortement sur ma cigarette tout en fronçant un peu les sourcils à ses mots. J'ai bien eu raison, toute cette situation est bel et bien de sa manœuvre. J'avoue que sur le coup, j'ai maudit ma conscience. Je suis pas un bon samaritain et j'aurais du suivre mon instinct et ne pas venir la "sauver". Maintenant je me retrouve coincé avec une fille têtue sans avoir un quelconque moyen de sortir rapidement de cet endroit. "Ah non Nina ne joue pas la carte de "je pensais qu'on était ami" ça marche pas avec moi. J'aurais tendance à t'envoyer chier que te donner cette foutue réponse inutile". Ca me donne une nouvelle raison de ne pas ouvrir ma gueule. Néanmoins toute cette situation me dépasse. Mon mal de crâne ne cesse d'augmenter alors je glisse deux doigts sur mes tempes et les masse doucement. Je sens sa silhouette très proche de moi. Sans la regarder, je tends les oreilles vers elle avant de daigner lever les yeux sur elle. "Franchement, j'ai vu des dangereuses et tu ne l'es pas. T'es un peu barge je le conçois mais pas dangereuse" Je la regarde encore et toujours avant de soupirer de nouveau "J'ai été obligé de rentrer, je voulais pas mais je devais rentrer" Je viens de faire un effort surhumain pour murmurer ces quelques mots avant de me redresser sur mes pieds.

    Je m'avance vers la porte et tente de l'ouvrir à nouveau avant de me tourner vers elle "Ouvre la porte Nina, j'veux aller dans ma chambre, cela m'amuse pas" Contrairement à ce que vous aurez pensé, j'ai pas crié encore moins gueulé. J'ai juste murmuré ces mots. J'étais las et blasé. Remettre le sujet de mon départ me fait un effet assez étrange, j'ai presque envie de chialer au simple souvenir de n'avoir pas été là pour mon père. Mais je vais pas lui donner satisfaction. Surtout pas à elle.


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" I shivered in the warmth of their god, Yet this mansion is haunted by romance, His servants heal my scars, Anointing me with oil, I am naked and silk on this eve, His body will cradle his bride's in frailty as I await his kiss mortality ebbs from me. The pendulum sings. Twelve times it rings ... I sleep with the emperor."
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« Nina M. Rozanov »


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MessageSujet: Re: Cauchemar en sous-sol... (Yohann)   Mar 30 Oct - 13:47

Il m'énerve, sérieusement il m'énerve. Le voilà qui me balance une petite réplique cinglante, du genre il ne faut pas juger quand on est guère mieux. Mais qu'est-ce qu'il en sait réellement lui d'abord, depuis qu'on s'est retrouvé ici c'est à peine si on se coutoie et quoi, le voilà qui me juge. Nom d'un petit bonhomme, ça ne passera pas... Je le foudroie du regard, un regard sombre, un air pincé sur ma face de petite poupée de porcelaine. A me regarder, je parais réellement furieuse, mais je fini par hausser les épaules d'un geste d'abandon. Oui, d'abandon, qu'il pense ce que bon lui semble sur ce qu'il vient d'évoquer. Non, je ne me sens pas supérieur en me conduisant de la sorte avec les mecs, non je me fou pas de leur gueule, mais crève, crevez tous la gueule grande ouverte je ne m'abaisserai pas à justifier mes actes. Pourquoi je lui dirais, qu'en fait si je largue les mecs dès que les choses deviennent trop sérieuse, c'est parce que je crois pas en ce joli sentiment d'amour, non j'y crois pas l'amour c'est de la merde, ça ne sert qu'à compliquer la vie. L'amour m'effraie? Oui et non, en fait je tiens juste à garder ma tête hors de l'eau. A bats les sentiments, foutez-moi tous la paix avec ça, je suis désillusionnée depuis presque toujours.

    " -Hin-hin, ouais cause toujours. C'est pas pareil, rien à voir... "


Quoi, on parlait pas de respect sentimental là, non on parlait d'amitié. Boh, remarque, je ne traite pas réellement mieux mes amis que le reste de la populace de Brown. C'est relatif, y'en a qui échappe à mon sale caractère. Pourtant, il a fait mouche, je me sens offusquée, c'est presque si je n'ai pas envie de lui mettre ma main dans la figure tiens. Mais, je suis au dessus de cette bassesse, je me contente de serrer les dents. Andouille, va qu'il est. Il sait pas encore qu'il ne fait pas bon me mettre de mauvaise humeur. C'est que parfois, je peux vraiment jouer les garces quand on me fait chier. C'est Yohann, alors je le fixe de mon regard courroucé, mais bien vite toute pression s'envole. Je l'aime bien moi, Yohann. Je sais pas pourquoi. Je suis pas dangereuse, ouais enfin tout est relatif, il ne semble pas le savoir, ne pas avoir encore percuté mais, je peux l'être oh que oui je peux décider d'un coup de jouer le pire coup foireux qu'il puisse y avoir surtout quand je me sens trahie ou déçue par quelqu'un qui m'était important. Je crois qu'un jour, j'ai du être gentille et douce, un jour mais, oulala qu'est-ce qu'il est loin dans le passé, ce jour-là! Non Nina, ne joue pas cette carte. Ah mais, non c'est que je ne joue pas pourtant, je le pense réellement ce que je dis. Bref, crois que ça ne marche pas si tu veux, c'est plus profond que ça. Je suis restée là sagement, à l'écouter sans l'interrompre, à quoi ça servirait de lui dire "Méfies-toi, tu penses me connaître, mais pas si bien que ça." A rien, je me suis plus focalisé sur le début, pale début d'explication qu'il me donne alors qu'il ne voulait pas céder quelques minutes plus tôt. Oh, je vois bien, je l'énerve, mais je m'en fou, au moins c'est une réaction, pas de l'indifférence totale. Rentrer, oui mais pourquoi mais, encore? La raison... Et pourtant, je ne le lui demande pas.

    " -Laisse tomber, tu veux pas en parler, tu veux pas. T'as peut-être pas confiance en moi après tout. "


Je le regarde se lever, sa colère ou sa mauvaise humeur, semble être quelque peu passée. Il veut sortir, sans aller, aller se terrer dans sa chambre. Diable, pourquoi vouloir s'isoler, est-ce que j'avais touché une espèce de corde sensible? Je me suis alors rapprochée de lui posant ma main sur la porte, juste à coté de son visage. Je voulais bien, oui sauf que... Sauf que je n'avais pas la foutue clé et qu'il allait falloir attendre le passage du concierge. Soit ça ou alors nous rendre ridicule en martelant la porte et en hurlant comme des mômes enfermés dans le placard.

    " -Je voudrais bien te faire plaisir, beau brun. Seulement, j'ai pas la clé moi. "

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Cauchemar en sous-sol... (Yohann)

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