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 No One Believes Me Ҩ w. Jamie O. S.

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« Timmy K. Madsen »


~ Dépot de candidature : 30/08/2011
~ Bavardages : 1162

~ Job : LIVREUR DE JOURNAUX.
~ Gps : SALLE DE GYM, SUR UN RING, A FAIRE CHIER LES DENTS DES ADVERSAIRES.


ID Card
MOI, MA VIE, MES ENVIES:
NIVEAU SCOLAIRE:
17/100  (17/100)
APPRÉCIATION DES ÉLÈVES:
4/100  (4/100)
MessageSujet: No One Believes Me Ҩ w. Jamie O. S.   Mar 17 Avr - 18:34

Ҩ JAMIE & TIMMY Ҩ

I know that something is wrong here
I can feel it but no one believes me
I know that something is strange here
I can sense it but no one believes me


On m’avait prévenu que ce ne serait pas une mince affaire, qu’il faudrait absolument que je me tienne hors des coups de massue qu’il pourrait donner. On m’avait dit qu’il suffisait que je reste en mouvement pour m’en sortir avec une facilité déconcertante, récoltant les fruits du match d’exhibition sans avoir une seule plaie, un seul hématome sur le visage. On m’avait dit que si je l’emportai, ça ferait un bon pactole à récupérer vu la côte que l’on m’avait attribuée. Et tout ça me foutait déjà en rogne tant je n’en avais rien à carrer. On m’avait donné, dit, raconté, conseillé… beaucoup trop de chose inutile dont je n’avais pas écouter le tiers. J’allais faire, et j’avais fait comme je le voulais. C’est-à-dire en faisant l’inverse de ce que tout le monde attendait : me prendre la raclée du jour. Ce qu’ils avaient oublié de me dire, c’était que mon adversaire de la nuit portait le surnom du « Taureau de Castille ». Un espagnol, probablement. Ses poings énormes m’avaient fichus de sacrés beignes, me cognant la gueule comme s’il s’agissait d’une cible immobile. Car non, je n’avais pas utilisé mon avantage face à ce quintal de muscles humains, la vitesse. J’étais plus rapide, plus petit, plus agile. Mais je n’avais pas été sur ce ring pour jouer les danseuses. J’y avais été pour la même raison qui me poussait à aller au-delà de mes limites : pour oublier.

Deux rounds avaient suffis. Le premier fut un vrai carnage d’un côté comme de l’autre. Des arcades ont cédées, des phalanges ont soufferts, des côtes se sont fêlées et des bosses ont commencés à se former sur nos visages. Je m’en étais sorti pas trop mal, encaissant sans ressentir immédiatement la douleur. Quant au second round, l’échauffement était terminé. J’étais plus petit, plus gringalet – avec 87 kg, pardonnez du peu !, pensant à David contre Goliath. La victoire n’était pas sensé m’appartenir. Et pourtant, les parieurs oublient sans arrêt que je pratique ces arts martiaux mixtes depuis que je sais me tenir sur mes deux pieds. D’une manchette sauvage, j’ai plaqué le taureau au sol. La suite est bestiale. Me laisser sur un adversaire au sol c’est signer son arrêt de mort. Résultat sans appel : KO au second round, Timmy Madsen vainqueur. Je ne remettrai surement plus les pieds dans ce quartier.

La capuche sur la tête humide, je sortais à peine des douches que j’avais pris la sortie de secours pour éviter les tapes amicales et les applaudissements. Rouleau de billets au bout des doigts, mains en poches, j’étais l’archétype même du mec de vingt-ans qui ne faisait rien de sa vie. Jogging large, basket aux pieds, sweat-shirt et veste par-dessus, je finirai sans doute par attirer quelques regards de gens de bonnes familles en me promenant à proximité du campus universitaires. Ces petits riches qui organisent des soirées n’accepteraient surement pas la présence d’un clochard dans les parages. Dans le pire des cas, il appellerait les flics pour être certain de ne courir aucun danger. Dans le meilleur, il me chercherait des noises et ça finirait quand même par un appel au poste de police. Une fête battait au loin, surement organisé par l’une des confréries de l’université. Je n’étais pas invité, comme c’était bizarre… Ironie, quand tu nous tiens. Je m’arrêtais quelques instants en jetant un œil vers le chahut, quelques dizaines de mètres plus loin. Avec un sourire en coin, j’étais heureux pour la première fois de la soirée à l’idée de ne pas m’y trouver. A croire que j’étais vraiment asocial. Je sortis mon bonnet de laine, le fourrant sur ma tête pour ne pas attraper froid. Mais l’anesthésie de mes petits cachets était maintenant passée. Frôlant une arcade douloureuse et mal refermé par l’infirmier de la salle de sport, je grognai de douleur. Et le tout se réveilla : mâchoire douloureuse, joue gonflé, bleu sous l’œil droit, côtes piquante, phalanges, mal de crâne… Bref, une belle tripotée de symptômes. Ne me restais plus qu’à poser mes fesses sur la première marche qui se présentait à moi, qu’importe le bâtiment, qu’importe qu’il s’agisse de la bâtisse des Iotas. De toute manière, elles étaient surement de la partie à cette fête…

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