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 Hangover IIIㄨ June

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« Mathéo A. Rhodes »


~ Dépot de candidature : 22/04/2012
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MessageSujet: Hangover IIIㄨ June   Ven 27 Avr - 10:02

❝ I got a hangover, wo-oh! I've been drinking too much for sure. So I can go until I blow up, and I can drink until I throw up,and I don't ever ever want to grow up. I wanna keep it going, come on!


Hangover III. Si je devais qualifier mon état actuel se serait celui-là. L’état exact dans lequel les personnages se retrouvent le lendemain, incapable de savoir ce qu’ils ont pu foutre la vieille. Et bien vous voyez le type, allongé sur son lit, la tête à l’envers, dormant avec un pauvre caleçon léopard –que d’ailleurs je ne porterai jamais mais là…- les yeux rougis par le manque de sommeil, la tête qui joue du tambour toute seule…ce pauvre type-là, c’est moi. L’estime de soi ? Elle est très basse ce matin. Les quelques rayons de soleils que je recevais en pleine poire m’explosaient les yeux. Tâtant rapidement à côté de moi, pour trouver mon coussin et fourrer ma tête dedans. Du noir, je voulais du noir. Mais je compris rapidement que ce fichu coussin pouvait aller se faire voir. Me retournant comme une loque dans mon lit, j’ouvris un peu plus les yeux et constata que tout était à l’envers. Du moins, que j’étais à l’envers. Dans une position plus que bizarre. Surement trop mort pour pouvoir m’endormir correctement...Après tout ce ne sera pas la première fois. Une fois à l’endroit, je soupirai. J’avais l’impression d’avoir une montgolfière à la place de la tête. Tous sons se résonnant sans cesse et sans cesse. La bouche pâteuse, l’odeur d’un fauve, une substance non identifiée dans les cheveux…Bon sang, que m’étais-t-il arrivé la veille ? J’eu finalement un haut le cœur, et me levant rapidement, j’allais rejoindre la seconde d’après mes chers amis les chiottes pour redonner probablement ce que j’avais avalé de trop la nuit dernière. Par terre dans la salle de bain, je ne devais surement pas avoir une bonne mine, ni une bonne allure. Quelques secondes de répits et je filais sous la douche. Rien de mieux qu’une bonne douche chaude pour se réveiller d’une nuit comme celle de la nuit dernière. D’ailleurs qu’avais-je réellement fait ? Je me souvenais être rentré au pub, comme d’habitude, avoir rencontré ces jolies nanas, et ensuite…trou noir. Comment étais-je rentré ? Peut être avec l’une d’entre elles ? Ou tout seul ? Mais cela n’expliquait en rien ce fameux caleçon léopard….Peut être que dans ma chambre, j’aurai un peu plus d’indice ? Sortant rapidement de la douche, je me séchai rapidement, avant d’aller enfiler des vêtements : un jean et un t-shirt. Ma chambre ? C’était un merdier, mais ça…ça semblait être habituel. Le lit était complètement défait, mes vêtements trônaient par terre, des céréales et des pâtes aussi…mais What the fuck ? Y’avait des trucs vraiment bizarre, du genre pour comprendre pourquoi…c’était limite impensable ou indéchiffrable. Bref…totalement bizarre. Un soutif inconnu au bataillon retrouvé légèrement sous le lit…j’étais donc accompagné hier soir. Bon à savoir….au faite, quelle heure était-il réellement ? J’ai perdu toute notion, et sans avoir mis la tête dehors, c’était difficile de savoir quelle heure il était réellement. Et quand mon regard s’est arrêté sur mon réveil, je fus étonné. Déjà 13h. Merde ! June. Je l’avais totalement zappé avec ça. Arrachant mes affaires et ma veste, je claquai finalement la porte de ma chambre avant de filer tout droit. Un simple sms : « J’arrive ! J’viens de me lever ! » Ok, j’étais de nature peu ponctuel, et elle le savait surement. N’empêche, je n’étais pas sure qu’elle m’attende réellement une demi-heure, à poireauté seule. Rendez-vous à la cafétéria, jusque là rien de bien compliquer, et en quelques minutes à peine j’y étais. Et puis, je la vis, installée bien confortablement à une table, avec un magazine et une boisson à la main. J’approchais rapidement d’elle en lui souriant : « Vraiment désolé… ». Je déposais un bisou sur son front et m’installa en face d’elle. « Comment tu vas ? » Je devais surement avoir une tête ignoble, mais avec mon manque de temps, je n’y avais pas trop fait attention. Je pouvais qu’espérer que ce soit passable. En même temps, elle devait être habituée à mon côté fêtard, donc pas de problème. Je n’eu même pas le temps d’enlever ma veste et de m’installer confortablement qu’une fille, plutôt pas mal d’ailleurs, arriva à notre table. Elle se tourna vers moi et je reçu la plus belle claque dans la gueule de ma superbe vie. Ma tête a dévié d’un angle, tandis que la douleur avait du mal à passer. Mon mal de crâne n’aidant en rien, je restai quelques secondes sans réellement avoir compris ce qu’il venait de se produire. Finalement, la jeune femme me pointa du doigt et enchaina : « T’es qu’un enfoiré ! Me refais plus jamais ça ! » Sans crier gare, et sans donner de plus d’informations, elle parti tandis que mon regard se pencha sur ses magnifiques formes de derrière. Quoi ? Toute opportunité pour mater nécessite d’être prise non ? Je passais une de mes mains sur ma joue, surement bien rouge quand je constatais que la plupart des étudiants me regardaient, ainsi que June. Je tentais de sourire bêtement tout en me posant une simple question : Mais qu’est ce que j’avais foutu la veille ?

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Au dessus de l'homme qui court il y a l'homme qui vole, baby baby. Je suis un gars qui connait qui sait un truc ou deux. Tu sais ce que je raconte: Oppan Gangnam Style !
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« June T. Williams »


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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Lun 30 Avr - 17:59



    NEWTEXT !

De :
Math
Message :
« J’arrive ! J’viens de me lever ! »


Je repose mon téléphone à côté de mon magazine, soupire et continue mon acte de tourner les pages avec nonchalance. Quelques fois j'attrape mon milk shake afin d'en boire une gorgée. Je ne suis pas vraiment quelqu'un de patient, mais comme aujourd'hui on me demande d'attendre, je le fais.

Lorsque je ne me décide pas à contrôler les actes de ma journée, je me laisse faire, comme une idiote, je suis le mouvement. Je soupire aussi, parce que mes pensées m'épuisent rien qu'en existant. Je me demande ce que je fais ici, n'est qu'une seule envie en tête, celle de retrouver mon lit. Ce n'est pas un bon jour surement, mais c'est comme ça, on dira juste que ça arrive parfois. D'avoir ce drôle de manque en soi, de penser à ses parents, de se dire que bon sang, c'était tellement mieux avant.

De toute façon, il n'est jamais à l'heure, alors je ne sais pas pourquoi j'ai espéré aujourd'hui. Un signe de ma naïveté peut être, je ne sais pas. Une preuve nouvelle que mon intelligence n'est pas celle que les gens ont pensé, ceux qui ont dit que j'étais une surdouée mais qui ne voulait pas en profiter. Franchement, y a des jours, où j'aimerai oublier. Ne pas être seule pour ne pas avoir le temps de penser. Qu'on achève mes délires et que la vie devienne ce qu'elle devrait être, un fleuve tranquille trop souvent perturbée.

Et puis tiré de force des méandres de mon esprit, je vois Mathéo arriver, décoiffé, et drôlement mal habillé. La gueule de bois surement, l'esprit encore embué. Et sans aucun souvenirs surement de ce qu'il a fait cette nuit. Je le devine comme je le regarde, c'est agaçant, de connaitre autant quelqu'un qu'on a pas besoin de lui parler pour comprendre ce qu'il s'est passé. Ça l'est encore plus, qu'on on sait qu'on est amis, confidents, depuis pas tellement de temps.

Je le regarde s'avancer vers moi, me dépose un baiser sur le front, je ferme les yeux l'espace de ce geste amical qui calme mes pensées et m'apaise en moins de secondes qu'il faut pour le dire. Je lui lance un sourire, mi-énervée, mi-je ne sais pas quoi. J'attends ses explications, n'importe quoi.

    « Vraiment désolé… »


Je hoche la tête positivement, ce ne sont pas des explications mais ce sont des excuses et à la réflexion je préfère largement cela. Sirotant un peu plus mon milk shake je m'apprête à lui demander comment il va vu sa gueule de bois apparente, il n'aurait manqué que les lunettes de soleil pour parfaire le tout.

J'ai un côté maternel que je ne peux nier et même si je suis agacée d'avoir du attendre autant de temps, je le regarde bienveillante, me demandant si il a prit une aspire au moins, avant de courir jusqu'ici.

    « Comment tu vas ? »


Malgré le fait que j'ai l'esprit en bordel en ce moment, ça va, mais la question en réalité elle ne se pose pas à moi en premier. Il me pique ma réplique, et j'en avale difficilement ma gorgée parce que pour le coup, je ne sais pas quoi dire, j'ai toujours détesté qu'on me demande comment je vais. Parce que je ne sais jamais ce qu'on me demande réellement.

Si on fait semblant de vouloir savoir, si on attend une réponse qu'on donnerait à n'importe qui mais surtout au vent. Dire "ça va" c'est trop simple pour moi. Et pourtant, je me prépare à répondre, à dire honnêtement ce qu'il se passe dans ma tête, comme je le fais tout le temps avec lui, mais je n'ai pas le temps. Je me fais voler la vedette par une fille que je ne connais pas, mais que j'ai déjà vu, il me semble.

Mathéo ne me connait plus et je lui donnerai bien un coup de pied dans les genoux, pour le coup. Mais j'ai pas le temps de le frapper que la demoiselle s'en charge. Une envie de rire pendue à mes lèvres, je me tais et me contente d'écouter la jeune fille parler.

    « T’es qu’un enfoiré ! Me refais plus jamais ça ! »


Et toc !

Un petit tour et puis s'en va. Je regarde Math', souris clairement, tandis que lui ... Lui ?! Lui, il la matte. Encore une fois j'ai envie de le frapper, mais je me retiens, parce que je le vois frotter sa joue bien rouge et que la honte qu'il vient de prendre en plein milieu de la cafétéria me suffit.

Je soupire, hoche négativement la tête, j'ai en tête des milliers de réflexion envers lui, mais je me contente, pour l'instant, d'aspirer encore une fois dans mon milk shake. Je souris toujours, pas parce que je suis heureuse qu'il ait torturé surement une jeune fille qui n'avait rien demandé, mais parce que la situation m'amuse au plus haut point.

Je finis mon milk shake, d'un trait, ou plutôt d'un dernier trait. Et oubliant les pensées avec lesquelles j'ai commencé la journée, je choisi la légèreté de sa nuit et l'envie d'en savoir plus sur tout ça, plutôt que mes souvenirs et mon manque de ne pas avoir eu assez de temps avec ma maman.

    - Bon, je veux des détails, si tu te sens capable de m'en donner.


La curiosité est un mauvais défaut, je sais.

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Sur un air Jazzy ♥. .


    « Et quand tu ne sais plus quoi dire. »

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« Mathéo A. Rhodes »


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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Mer 2 Mai - 8:48

❝ I got a hangover, wo-oh! I've been drinking too much for sure. So I can go until I blow up, and I can drink until I throw up,and I don't ever ever want to grow up. I wanna keep it going, come on!


Je ne pensais pas être un enfoiré. Du moins, c’est comme ça que je me voyais. J’étais souvent clean, toujours à tenter de faire les bons choix. Et même si j’avais envie de profiter des mes années universitaires, je n’étais en rien un petit merdeux ou un enfoiré. C’était tout simplement ce que j’m’étais interdit de devenir. S’éloigner le plus possible de mes gènes paternels, c’est ce que je voulais. Jamais de la vie je deviendrai comme ça. Jamais. Il faudrait m’abattre sur le champ que de devenir comme lui. Un enfoiré, un salaud, un rat. Qu’importe sa définition, il était mort à mes yeux et c’était ce qui importait le plus. Pourtant, la fille en question qui avait osé me traiter comme ça avait l’air vraiment en colère. Je supposais que j’avais du la mettre en pétard hier soir. Enfin, en même temps, c’était si facile de rendre une fille folle de rage rien qu’avec des paroles. Je ne savais pas spécialement ce que je lui avais fait, ni pourquoi elle avait eu l’autorisation de me gifler, mais je pensais sincèrement que je n’avais rien fait de grave. Du moins…Je l’espérais. Je m’étais retourné vers June qui avait assisté à la scène. En soit, elle devait y être habitué. Moi et mes frivolités constantes. Moi et mes coups foireux. Ok, pour ça, j’étais le Roi. Et lorsque je m’y mettais avec Desmond, on pouvait vite partir très loin. Mais ça, c’était encore une autre histoire. A moins…que j’étais avec lui la veille. Une bonne théorie probablement. Il était peut être passé au bar après mon trou noir, ou je l’avais peut être rejoins…Mais cela pouvait expliquer pas mal de chose incohérente. Quoi qu’il en soit, la demoiselle qui me servait de meilleure amie me regardait un sourire aux lèvres, l’air amusé. Finissant son milk shake d’une traite, elle osa enfin prendre la parole. « Bon je veux des détails, si tu te sens capable de m’en donner. » Elle avait toujours le don de mettre le doigt où il ne fallait pas. En l’occurrence, elle supposait que je ne me souvienne de rien. Gagné. C’était surement évident, en même temps quel mec se laisserait traité d’enfoiré, puis gifler sans rien dire. Moi ? Ouai, sur ce coup-là…Je l’avais peut être bien mérité. J’avais instauré une certaine réputation chez moi. Même au point du non retour, le lendemain je me souvenais toujours du nom de la fille avait qui j’avais couché. Et rien que pour ça, les filles me respectaient. Certaines même adoraient me tester à ce sujet, et je leur confirmais cette aptitude comme à chaque fois. Seulement là, c’était un comble. Je ne me souvenais ni d’elle ni de son nom. En même temps…quelque chose me frappa rapidement. Je finis par regarder du coin de l’œil la fille qui s’était éloignée et qui continuait toujours à regarder dans ma direction, à en discuter avec ses amies surement. Finalement, en souriant, j’ai finit par ajouter : « Je n’ai certainement pas couché avec elle » J’avais dis ça, mais j’en étais vraiment certain. Ca ne correspondait pas. Sa taille de poitrine ne correspondait pas au soutien gorge que j’avais retrouvé dans ma chambre. C’était à peu près sur. A moins que…j’ai eu deux filles hier soir ? Une possibilité, certes. Bref, je m’égarais…Je finis par retourner mon attention vers June, l’estomac qui ne demandait qu’à me déchirer des entrailles. Je soupirai, et resta un moment bloqué. « Je pense que je serai incapable de te donner des détails, pour une fois. » Puis une idée me vint à l’esprit, et je me mis à rire. Elle me regarda d’un air intrigué et j’osai lui faire part de ma stupidité : « A moins que je passe une annonce pour savoir quelle est la propriétaire du magnifique soutien-gorge qui trône dans ma chambre ». C’était une idée pas si conne en réalité. Je retrouvais cette fille, je retrouverai ma soirée d’hier. Un indice comme un autre à prendre en compte. Mais une question persistait : Voulais-je réellement me souvenir de la veille ? Ca pouvait très vite dégénérer et j’en avais conscience. Et pour le moment, prendre une décision de la sorte, j’en étais incapable. Je me levai rapidement. « Je vais me chercher un café, tu veux quelque chose ? »


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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Sam 5 Mai - 21:38

C'est avec un sourire aux lèvres que je le regarde, que j'attends, que je veux que ma curiosité soit récompensée. Je veux vivre autre chose que ma vie à travers la sienne. Par procuration, on croirait même pas que je suis une présidente de sororité, sérieusement, je dois être la seule de l'université à sourire d'un rien et à pleurer de tout, j'en ai marre de moi, faut pas croire, c'est vrai quand je pense à des choses comme celles là.

    « Je n’ai certainement pas couché avec elle »


Encore heureux. Je ne sais même pas pourquoi c'est cela qui m'est venu en tête, peut être que je ne la trouve pas si jolie que ça. Elle est juste trop, je ne sais pas, trop différente de moi. Mais à la vérité c'est surement ce qui lui plait, donc non, pas encore heureux. Juste, mais pourquoi ? Pourquoi il n'aurait pas couché avec elle. C'est de faits notoires, ou presque, que Mathéo aime les femmes, surtout les femmes qui le trouvent à son gout. Donc ... La plupart des femmes, en somme.

    « Je pense que je serai incapable de te donner des détails, pour une fois. »


Je secoue la tête négativement, en rie un peu intérieurement, aussi. Je l'imagine saoul à un point que bon sang j'aurai aimé le voir pour de vrai dans cet état. Juste pour le plaisir de me moquer de lui, et de passer une soirée à faire les cons, surement. Je suis sure que je lui aurai lancé un défi, de sortir avec une fille, celle qui est la plus inaccessible et susceptible de lui dire non. Et le pire c'est que cette idiote aurait fini par dire oui, parce qu'on ne peut que dire oui, à un mec comme lui, quand on est une fille comme ça.

    « A moins que je passe une annonce pour savoir quelle est la propriétaire du magnifique soutien-gorge qui trône dans ma chambre »


S'il est vraiment magnifique, il n'est surement pas à elle. Parce qu'elle a mauvais gout, ça se voit, ça se sent. Je veux dire, son jeans était trop serré, son top trop vulgaire, tout cela c'était trop calculé. Elle ne peut pas prendre autant de temps à choisir ses habits et à choisir parfaitement ses sous-vêtements. Alors non, pas possible que ce soit elle. Mon délire ne me parait pas réellement censé, mais bizarrement, j'en suis persuadée. Enfin, tout cela dépend de ce qu'il appelle magnifique, parce que si nous n'avons pas la même définition de ce mot, c'est sur que là, je ne peux pas l'aider.

    « Je vais me chercher un café, tu veux quelque chose ? »


Riant à moitié, je secoue la tête négativement, tandis qu'il s'éloigne de moi, le temps qu'il aille chercher sa boisson, je me replonge à moitié dans mon magazine, non, pas qu'il me passionne follement, juste que je ne sais pas, je fais semblant d'être occupée, je crois. Parce que je n'aime pas l'idée d'être à nouveau seule ici alors qu'il m'avait enfin rejoint.

Quelques secondes, minutes plus tard, il se retrouve de nouveau face à moi. Je lui souris grandement, et puis je repense à son idée stupide, même si je la sais fausse et qu'il ne la mettra jamais en action, autant me moquer de lui, car il est en position de celui dont on doit se moquer, pour le plaisir, la beauté du geste, c'est vrai.

    - Passes pas un annonce, t'imagines, elle, peu importe la fille, se rend compte que c'est le sien, de soutien gorge, évidemment, et au final elle est carrément raide dingue de toi ? T'aurais une groupie à tes basques, mauvaise idée. Très très mauvaise idée.


Que je lui dis avec un grand sourire angélique, d'enfant. J'ai envie de rire, réellement. En plus je fais des phrases à rallonges ce qui n'est vraiment pas dans mes habitudes, j'ai l'impression de m'être embrouillée seule. Puis ce n'est pas grave, je me dis que son esprit embué m'a quand même déchiffré. Et d'un geste rapide, j'avance ma main vers sa joue, la frôlant, lui souriant encore une fois, ajoutant :

    - Peut être que la miss je-suis-énervée et j'aime-me-donner-en-spectacle, en fait, tu n'as fais que la repousser ... Mais si elle te baffe pour ça, je la soupçonne d'être un poil névrosée, t'as bien fait de pas coucher avec ... Fin de peut être ne pas avoir couché avec.


Bon dieu, l'alcool, ça en fait faire des conneries.

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Sur un air Jazzy ♥. .


    « Et quand tu ne sais plus quoi dire. »

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Mar 22 Mai - 15:46

❝ I got a hangover, wo-oh! I've been drinking too much for sure. So I can go until I blow up, and I can drink until I throw up,and I don't ever ever want to grow up. I wanna keep it going, come on!


J’étais sans doute cruel de la laisser alors que je venais à peine d’arriver. En même temps, j’étais loin d’avoir les idées claires, et un café me ferait un grand bien, j’en étais sur. En temps normal, j’aurai probablement guérit le mal par le mal : c'est-à-dire en buvant un verre d’alcool. Beaucoup me disait que j’étais malade de faire ça, mais au final, ça marchait grandement. Seulement, on était à la cafétéria, et hormis un bon café, j’étais sans doute condamné à avoir la gueule de bois. Le choix était vite fait. Une pièce, une machine à café et je faisais déjà le retour vers la sublime brunette qui m’attendait impatiemment. Je le savais, je le voyais dans son regard, dans son sourire espiègle qu’elle avait pu me lancer auparavant. Elle, c’était June. La seule fille qui me comprenait réellement et avec qui ma langue se dérobait plus que je ne le voulais. Elle avait le don pour que je lui confie tout, sans que je ne m’en rende compte réellement. Un mal comme un bien, peut être…pour un grand cœur d’artichaut comme moi. En même temps, les sentiments n’avaient jamais été mon trip, alors parler de ce que je ressentais c’était comme ouvrir une porte blindé fermée à double tour. Impénétrable. Infranchissable. Indomptable. Et pourtant, elle…c’était l’espionne qui arrivait en quelques mots à faire effondrer ce mur gigantesque. Incompréhensible, mais elle faisait l’exception et ça me plaisait. Quoi qu’il en soit, je m’assis une nouvelle fois envers elle et bu une gorgé du café chaud. « Passe pas une annonce, t’imagines, elle, peu importe la fille, se rend compte que c’est le sien, de soutien gorge, évidemment, et au final elle est carrément raide dingue de toi ? T’aurais une groupie à tes basques, mauvaise idée. Très mauvaise idée. » Je ne pu m’empêcher de rigoler. Elle n’avait pas tord. En même temps, je rehaussais les épaules comme pour signifier que j’avais la classe. « Que veux-tu…n’importe quelle fille m’adule » J’affichais un grand sourire. Je ne pouvais pas m’empêcher d’ajouter des petits commentaires subtils, mais au fond…avoir un pot de colle, c’était pas si évident non plus. « Mais, tu n’as pas tord…Une groupie à mes basques, j’aime pas ça ! » Elle affichait un sourire angélique, amusé et taquin. Elle adorait me chercher et c’était compréhensible. Qui aime bien châtie bien non ? Et puis finalement, elle avança sa main vers ma propre joue, toujours un sourire affichée sur ses lèvres. La coquine avait quelque chose en tête. « Peut être que la miss je-suis-énervée et j’aime-me-donner-en-spectacle, en fait, tu n’as fais que la repousser…Mais si elle te baffe pour ça, je la soupçonne d’être un poil névrosée, t’as bien fait de pas coucher avec…fin de peut être ne pas avoir couché avec. » Je finis par prendre sa main dans les miennes et y déposa un doux baiser. Mon regard se posa légèrement sur la névrosée, comme June venait de l’appeler, qui me regardait toujours. « Je ne sais pas, mais en tout cas, elle a vraiment la haine » J’aimais tester les gens, savoir où ils pouvaient aller, savoir où ils pouvaient craquer. C’était sadique mais jouissif. « Mais personne n’est aussi parfait que toi, June » Je lui avais relâché la main, mais ne la quittait pas des yeux. Si elle n’avait pas pris autant d’importance dans ma vie, sans que rien ne se passe entre nous, j’aurai peut être dit qu’elle était la femme parfaite. Mais pour moi, elle n’existait pas. Je le savais et à vrai dire, ça me laissait indifférent.

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Mar 17 Juil - 20:16

Je l'écoute répondre à mes phrases, rire à moitié. On se retrouve dans un jeu d'échange verbal qui me plait bien, sans arrière pensée, juste deux amis qui aiment se taquiner. Y a des jours, je me dis que la vie sans lui, elle ne serait pas la même. Le seul qui me regarde juste pour moi, pas pour ce que je pourrai lui offrir au lit ou pour savoir à quel chiffre s'élève mon QI. Y a ce truc en Mathéo, qui fait que quand il est là, tout va bien à l'intérieur de moi.

Je me veux maternelle pour lui, tenter de le comprendre, le rassurer, mais je crois que je fais l'inverse. Je trouve son sourire sur son visage parce qu'il veut bien me l'offrir et je ne peux m'empêcher de lui répondre. Maternelle ? Et pour quoi ? Non, il n'a pas besoin d'une maman, je suis trop bête, il a besoin d'une amie, et je peux me vanter d'être la seule fille qu'il ne trahira jamais. Même si ça fait peur, je sais que lui ne bousillera jamais mon cœur.

Mais il attrape ma main, les limites ne sont pas dépassées, parce qu'avec lui, ce n'est pas comme avec les autres. Je sais qu'il sera là, j'en doute qu'à moitié, je crois. Il m'embrasse et je souris, je me dis que la vie ce devrait être aussi simple que cela. Un baiser et puis s'en va. Qu'on ne devrait pas se souvenir de tout, que j'aurai du pouvoir effacer le Texas de mon esprit. Que je ne devrai pas calculer tout mes faits et gestes, sans arrêt. Math', si je te demandais de m'amener loin, juste pour me changer, les idées, tu le ferais ?

    « Je ne sais pas, mais en tout cas, elle a vraiment la haine »


J'esquisse un nouveau sourire, veut me sortir à tout prix de ma nostalgie. Je veux arrêter de penser au reste du monde, juste me concentrer à cette fille là, celle qu'il a peut être déjà eu, qu'il aura peut être une fois, mais qu'il n'appréciera jamais autant que moi. Je me trouve égoïste, un petit côté égocentrique, mais je ne peux pas m'empêcher de penser, que Mathéo, c'est mon meilleur ami à moi, à personne d'autre. Oui, égoïste, je le sais, s'il savait ... ? Non, pas de si, je crois qu'il le sait, tout simplement, mais qu'il l'accepte, parce que je ne suis pas autrement que cela. Quand je suis amie avec quelqu'un, je ne fais pas les choses à moitié, j'ai pas encore appris à ne pas trop donner.

    « Mais personne n’est aussi parfait que toi, June »


Cette fois je ne me contente pas de juste sourire, je pouffe littéralement. Secouant mon visage. Perfection, ce mot me colle à la peau, mais dans sa bouche, je me délecte de constater qu'il a un autre gout. Ce n'est pas moquer, ce n'est pas cliché, juste le fond d'une de ses pensées.

Je répète une autre fois sa phrase dans ma tête, j'ai envie de le traiter de baratineur, juste pour le vexer un peu, qu'on joue au jeu de celui qui doit se faire pardonner. Parce qu'il est arrivé en retard et que maintenant il utilise le seul adjectif que je n'aime pas qu'on utilise pour moi. Mais le traiter de baratineur, pour quoi, en réalité ? Je viens de démontrer que du monde entier il est le seul qui peut dire cela, le seul, ouais. L'unique, en réalité.

    - On ne sait jamais peut être que c'est une gentille fille, après tout. N'oublions pas que nous ne connaissons pas sa vie. Même si toi, tu dois connaitre son anatomie.


J'argumente en lui faisant un clin d'oeil. Je voulais relever son mot parfait, mais je ne voulais pas le faire dans un premier temps. Je ne voulais pas qu'il comprenne qu'en vérité je suis une Lambda, présidente en plus de cela, qui doute de cette apparence de perfection. Il y a des filles, qui sont tellement mieux que moi.

    - Ta définition du mot perfection doit être faussée, si tu crois que moi je le suis, tu sais ...


Je lui chuchote presque, en approchant mon visage du sien, t'en qu'à parler avec lui, autant rendre jalouse cette fille qui a osé le baffer. Je ne perds pas le nord, c'est vrai, mais je crois que tous les autres points cardinaux sont de plus en plus inconnu à mes yeux. Je vacille dans un je ne sais quoi, à ton tour Mathéo de murmurer que dans une autre vie, j'aurai été parfaite pour toi. Mon meilleur ami, mon échappatoire, l'envie d'une nouvelle vie.

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    « Et quand tu ne sais plus quoi dire. »

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Mer 18 Juil - 16:57

❝ I got a hangover, wo-oh! I've been drinking too much for sure. So I can go until I blow up, and I can drink until I throw up,and I don't ever ever want to grow up. I wanna keep it going, come on!


June Williams. June…June. Un doux nom pour une belle demoiselle. Il y’a quelques années, si j’avais su qu’une June allait devenir aussi importante pour moi, j’aurais probablement ris. Simplement parce que pour la plupart des filles, je suis difficile à cerner ou parce que je fuis dès qu’une tente de me percer à jour. Un peu autodestructeur, je sais. En même temps, c’est ainsi que toute ma vie a été faite, remplie de bombes qui s’autodétruisaient et m’anéantissaient au fur et à mesure. Comment devrais-je faire autrement maintenant qu’aucune embuche n’était devant moi hormis de m’autodétruire ? J’étais né comme ça, j’avais grandit comme ça, et je vieillirai comme ça. Une logique imparable, mais j’étais en paix avec moi-même. Ca pouvait paraitre un peu égoïste et malsain sur les bords, de ne jamais vaciller, de ne jamais s’ouvrir, d’être impénétrable ou autre. Pourtant, je n’en donnais pas l’impression. Très peu de personne savait réellement qui j’étais, ce que j’avais vécu enfant et comment j’étais devenu moi-même, aussi déplaisant que cela puisse paraitre. Je n’aimais pas la pitié des gens, et une fois que je leur racontais mon histoire, je savais pertinemment qu’ils ne me regardaient plus jamais de la même manière. Les gens pouvaient bien être si prévisibles, si…humains. Pourtant, il y’avait bien des exceptions dans ce tableau, et la plus importante c’était cette personne qui répondait au doux nom de June. Elle avait percé mes défenses rapidement, sans que je m’en aperçoive. Elle en avait joué pour mieux me cerner. Déesse de la manipulation, partisante de la magie, reine de la vérité…qu’importe réellement son pouvoir, elle me faisait toujours le même effet. Pas comme toutes les autres filles qui m’attiraient, avec qui j’avais envie d’être faux…NON. Mes murs de défense s’écroulaient dès qu’elle était dans les parages, comme de pauvres lego. Ma réticente et mes mystères s’envolaient en fumée. Mon monde s’écroulait, mes attentes, mes peurs…je m’écroulais en faite. Mais d’une bonne manière, plus que je ne l’espérais. Avec elle, je pouvais parler ouvertement. Sans complexe. Sans jugement. Et pour la première fois de ma vie, je n’avais pas peur de ressentir des choses. Depuis tout petit, j’avais pris l’habitude d’encaisser et de mettre de côté mes sentiments, lorsque mon père nous frappait. C’était un peu comme une première avec elle, et j’avais même réussit à lui en parler. Moi qui pensais que je n’y arriverai probablement jamais, c’était loupé. Entre nous, c’était simple, plaisant, sans prise de tête. C’était la vie à l’état pur, et c’était bon de se sentir aussi vivant. D’être soi-même, de pouvoir s’envoler, libre et en paix, de pouvoir apprécier chaque petit moment inutile. C’était pétillant, virevoltant, une extase.

« On ne sait jamais peut être que c’est une gentille fille, après tout. N’oublions pas que nous ne connaissons pas sa vie. Même si toi, tu dois connaitre son anatomie ». Cette phrase me sortie de mes pensées vagabondes, et je souris. « En même temps, son anatomie doit pas être si difficile à connaitre » Ouai, ça pouvait être pervers comme phrase, mais on était tous conçus de la même manière non ? Après tout, je savais même si je l’avais eu dans mon lit, alors me dire que je connaissais sa propre anatomie, c’était comme en venir à cette conclusion. Inutile soit disant passant, parce que ça ne faisait aucune différence pour moi. Mais c’est en partie pour ça que j’appréciais tant June. La seule qui arrivait à trouver le bon dans des situations mauvaises. Autrement dit, même si elle m’avait giflé devant tout le monde, June arrivait encore dire qu’elle pouvait être une gentille fille. Au fond de moi, ça me laisser perplexe de voir qu’une personne pouvait toujours voir le meilleur des gens, sans s’en apercevoir elle-même. Elle s’approcha de moi pour me murmurer : « Ta définition du mot perfection doit être faussée, si tu crois que moi je le suis, tu sais… » J’en savais que cette réplique allait pas tarder. Elle se sous-estimait de trop, et c’était sans doute son plus grand défaut. Pourtant, elle était importante mais elle n’en avait juste pas la moindre idée. Soudain, cette situation me rappela cette chanson que tout le monde adore : what makes you beautiful du groupe de mec que tout le monde adule. Ils n’avaient pas entièrement tord, et je trouvais que cette chanson collait parfaitement bien à June.« You don’t know you’re beautiful, everyone else in the room can see it except but you. » C’était entièrement ça. J’avais fait abstraction de la fille qui était encore jalouse probablement. Je ne voyais que June, et comme pour lui répondre, je m’avançai à mon tour, tout en chuchotant : « Arrêtes de te rabaisser, mon ange. T’es la meilleure, mais tu t’en rends juste pas compte. Pourtant, tout le monde le sait sauf toi. Et je serai le premier à défendre cette idée, tu sais… » Je lui souris tendrement, d’une manière d’un frère à sa petite sœur. Parce qu’au final, c’était un peu ça notre relation. Elle était la sœur qui aurait peut être pu changer toute ma famille, tout ma vie…elle a simplement débarqué trop tard.

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Mar 24 Juil - 16:01

Je ne me suis jamais considérée comme parfaite, loin de là, encore moins meilleure que les autres filles. Même quand j'ai été championne de natation, je me sentais pas à mon maximum. A défaut de toucher cette perfection, je suis d'une banalité et insatisfaite comme personne d'autre ne peut l'être. Critique comme pas possible, loin d'être indulgente. Gentille envers le monde entier, mais pas envers moi. C'est la faute à la vie, je crois.

Et la seule personne qui connait cette facette de moi, c'est lui. Le seul avec qui je parle de ma vie. Du Texas, de mes anciens amis. De Jay, de tout ce que j'ai souffert par amour pour lui. De ma mère, putain, de celle que j'étais avant. Si Mathéo avait été là, tout aurait été différent, j'en suis persuadée. Si on s'était rencontré plus tôt, je sais que tout aurait été pour le mieux. Sa vie à lui aussi.
Je tente d'esquisser un sourire lorsqu'il me réponds dans un murmure :

    « Arrêtes de te rabaisser, mon ange. T’es la meilleure, mais tu t’en rends juste pas compte. Pourtant, tout le monde le sait sauf toi. Et je serai le premier à défendre cette idée, tu sais… »


Je me dis que s'il avait été vraiment mon frère, peut être qu'il aurait sauvé a mère. Je me dis aussi, qu'avec des si on refait le monde, mais j'avoue que j'aimerai qu'il refasse le mien. Je pourrai avouer même qu'avec ces quelques mots, il commence déjà.

Je ne le crois qu'à moitié, c'est vrai. Mais ça fait du bien, parfois, d'entendre qu'on n'est pas vraiment invisible. Que certaines personnes nous voient. Que Mathéo me voit. J'ai envie de lui répondre que : Non, je ne suis pas la meilleure. Du tout même, mais à quoi bon partir sur ce sujet ? Je ne cherche pas les compliments, surtout pas venant de lui, je sais qu'il m'aime pour ce que je suis, entièrement.

Et puis, j'ai horreur qu'on parle de moi, comment la discussion s'est axée vers cette direction là ? Je ne sais plus, je ne sais pas. Je ne sais jamais, en vérité. C'était une phrase lancée dans le vent, il me semble, et moi ? Moi j'ai le don de tout prendre au sérieux, le don de m'encrer dans la réalité plus que n'importe qui. Je suis loin d'avoir la tête dans les nuages, mais mes pieds eux, sont enracinés au sol, je ne suis pas capable de rêver.

J'en reviens à ses mots, ceux qui disent qu'il défendre cette idée. Mais, moi, Mathéo, je n'ai pas besoin d'être défendue. Je ne suis pas celle qu'il faut sauver dans l'histoire. Moi, je suis cette drôle de personne, président d'une sororité, arrivée là, je ne sais plus trop comment, et qui sait tellement bien s'effacer. Alors, ce n'est pas demain qu'il se battra pour moi, pas demain que June Tamara Williams fera des vagues, des siennes, des mauvais coups. Non, j'ai appris à me taire quand Jay s'est marié. Et depuis ce jour là ? Je n'ai plus renoué avec mes anciennes mauvaises addictions. Ce que je pouvais être conne.

    - Tu crois que c'est possible ... ? je change de discussion, volontairement, je n'ai pas envie de me battre contre ma non-perfection, qu'un jour ... je m'amuse d'un suspense qui n'a pas lieu d'exister, mais à la vérité, cela me plait, on change, toi et moi ?


Possible qu'on oublie notre passé ? Possible que tu tombes amoureux ? Que tu deviennes fidèle et qu'on ne vienne plus te baffer dans une cafétéria bondée ? Possible que je me mette à exister pour de bon ? Que je fasse face à mes sentiments ? Que j'oublie enfin mon histoire avec Jay ? Que je refasse confiance à quelqu'un amoureusement parlant pour de bon ? Dis Mathéo, dis moi que tout cela est possible, et je te croirai, comme une petite fille croit aux princesses et aux contes de fées.

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Dim 12 Aoû - 16:10

❝ I got a hangover, wo-oh! I've been drinking too much for sure. So I can go until I blow up, and I can drink until I throw up,and I don't ever ever want to grow up. I wanna keep it going, come on!


Il y’avait des jours comme ça où on aurait envie de sauver le monde, de jouer notre grand samaritain, de pouvoir protéger les gens qu’on aime, de pouvoir assumer, réagir, combler, souhaiter, défendre, aimer, résister, s’affirmer, rêver. De voir grand, de belles choses, de s’élever, de pouvoir être nous-mêmes, de nous faire valoir, de s’imposer. Il arrivait des jours comme ça où on avait envie de se démarquer, que ce soit pour nous ou pour les autres. Aujourd’hui, j’avais beau avoir la gueule de bois, une fanfare dans la tête, quelques courbatures, une énorme fatigue, j’avais envie de sauver le monde, de sauver June. Je ne savais pas quoi elle était passé, et même si je faisais mon possible pour l’enlacer de mes bras protecteurs, j’avais toujours eu l’impression qu’elle refusait réellement mon aide. Sans vouloir m’offenser, je le savais. A croire qu’elle aimait la souffrance et la douleur, et malgré toutes ses années, j’étais toujours resté près d’elle, à lui tendre une main si elle en avait besoin, patientant sans soucis qu’elle saisisse l’opportunité du jour où elle se verrait elle-même, où elle se dirait : « Je suis moi-même, je suis heureuse avec ça, et j’me porte bien ». Là, c’était une façade, sa carapace habituelle. Je la comprenais que trop bien, j’étais confectionné pareil. C’était sans doute ça qui nous rapprochait le plus. D’avoir autant souffert, d’être devenu nous même à cause de toutes ses épreuves qu’on a du traversé.

Elle semblait un peu perturbée par ce que je venais de dire. Et comme sur la défensive, ou pour simplement ne pas devoir se battre sur cette discussion, elle me posa une question : « Tu crois que c’est possible…qu’un jour…on change, toi et moi ? » Elle avait laissé du suspense, pour me laisser réfléchir. Et cette question, c’était comme une bonne claque pour moi. Ca avait toujours été une question qui me perturbait, à cause de mon passé, à cause de moi-même, à cause de ma vie, de mes réticences, de mes…Mon regard se fut fuyard. Elle venait de toucher un point qui me faisait peur, ouai. C’était le mot. Je n’ajoutai rien pour le moment, ne sachant pas quoi répondre. Je finis par boire un peu de mon café, qui commençait à se refroidir sous mes yeux. Je sentais son regard pesé sur moi, comme si elle attendait une réponse précise. Une réponse que je n’avais pas. Je finis par passer me passer la main dans les cheveux, et soupirer. « Je… » Je fixais un point sur la table avant de la regarder dans les yeux. « J’en sais rien… » J’en avais fais du chemin, oui. Mais changer, c’était laisser l’opportunité à la faiblesse de revenir, et de frapper à nouveau à ma porte. C’était laisser la souffrance prendre place à nouveau dans ma vie. Changer, c’était la possibilité de devenir comme lui. Devenir quelqu’un d’autre, devenir ce que je n’aimais pas. Changer, ça pouvait être en bien comme en mal. Et ouai, changer, c’était faire un grand plongeon dans l’inconnu. « Et je suis pas sur d’en avoir envie… » Murmurais-je à voix basse, perdu dans mes pensées et souvenirs les plus sombres.

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Mar 21 Aoû - 9:30

Je voudrai pouvoir revenir en arrière, ne pas avoir dis ces mots pour tenter de calmer les miens, de mots. Je me sens comme une petite fille perdue dans un monde beaucoup trop grand, ensevelis sous un dégueulis de sentiments. De manque de temps. Je crois que lui et moi on ne changera jamais parce que lorsqu'on est abîmé, bousillé, on a plus forcément envie de changer. Je resterai complexée, persuadée que le monde entier m'aime pour ce que je représente et non ce que je suis, remerciant le ciel d'avoir un ami comme lui dans ma vie.

    « Je… »


Oublie, mon ange, ne pense plus à tout cela, ton manque de mots m'a déjà convaincu. On est ce qu'on est. Il suffit juste que le monde nous accepte n'est ce pas ? Et si il ne veut pas de nous, ce monde là, on se perdra à deux dans un tourbillon qu'on sera les seuls à comprendre, on ira dans un ailleurs qui nous promettra des jours meilleurs.

    « J’en sais rien… »


Je souris, maternelle, je m'en veux d'avoir posé cette question stupide, parce qu'avec des "si" on pourrait refaire le monde comme on dit. On ne changera pas, on sera toujours nous, que cela plaise ou pas. Et puis si les gens pensent que je m'efface, que je suis trop populaire, ou que je suis je ne sais quoi, je serai parfaite à ses yeux, et qu'on le pense dragueur, ou beau parleur, la certitude restera qu'il est parfait à mon regard avant de l'être aux yeux des autres. Les saisons passeront mais notre amitié sera là, parce que c'est écrit, je crois.

    « Et je suis pas sur d’en avoir envie… »


Encore un sourire, un mumure. Je n'en ai plus envie non plus, tu sais ? Je tente de boire une autre gorgée de café mais je me rends compte que je l'ai terminé. Je tente un sourire d'excuses cette fois, parce que je mentirai si je disais que je ne regrette pas ma question, ma supposition, je me sens bête, à la limite du couillon, je voudrai qu'il me pardonne et qu'il change lui même de sujet, vu que moi je ne suis pas trop douée pour cela, je fais déprimer le monde, ce n'est même plus une croyance, mais une vraie persuasion. Cependant, personne ne s'en plaint, parce que personne ne se plaint de moi ... Et que l'on excuse tout à la pauvre petite June trop fragile. À cette perfection incarnée. Je crois qu'en un sens, je les hais.

Je voudrai avoir la force de me lever, de prendre mon meilleur ami dans mes bras, mais les rumeurs diront que June Williams ne sait plus sur quel Kappa danser, je soupire, maudis le fait d'être dans la cafeteria. Parce qu'ailleurs j'aurai laissé parler mon cœur. Je ne fais que des erreurs, me torture moi même à calculer chacun de mes mouvements, la solution serait de vivre, mais il semblerait que ce soit trop difficile pour moi.

Alors haussant les épaules, je me lève, parce que de tout cela je m'en fiche, pourquoi se conditionner à être ce que les gens veulent qu'on soit ? Je suis comme n'importe quel autre être humain, je fais des erreurs, j'ai des sentiments, et pour l'instant par ma faute je sens que Mathéo est parti dans le monde de ses souvenirs. Devant lui, je me baisse à son niveau, de fait presque par terre, ma position me fait rire, et j'aime me dire qu'elle le fait rire à lui aussi. Entourant mes bras autours de lui, je prie le ciel pour qu'il ne soit pas déranger que le monde voit que ce n'est pas juste un don juan, et qu'on peut l'aimer pour ce qu'il est.

    - Tu as raison, après tout pourquoi changer, moi je t'aime comme tu es.


La est toute la vérité de notre amitié, il est parfait, et je me contente de suivre le mouvement. Comme à chaque fois. Merci d'être toi.

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MessageSujet: Re: Hangover IIIㄨ June   Lun 8 Oct - 19:19

❝ I got a hangover, wo-oh! I've been drinking too much for sure. So I can go until I blow up, and I can drink until I throw up,and I don't ever ever want to grow up. I wanna keep it going, come on!


C’était un de mes défauts : être lunatique. Je pouvais changer d’humeur comme de chemise, rigoler à m’en rompre les côtes et l’instant d’après être énervé ou obsédé. En même temps, j’avais appris que n’importe qui était comme ça, à un niveau différent, certes. Chez moi, ça restait encore un contrôlable, parfois. En l’occurrence, aujourd’hui, la gueule de bois et la fatigue n’aidant pas, j’avais juste l’impression d’être une femme enceinte, les hormones lui jouant des tours. Pitoyable, ouai. Mon esprit vagabondait trop, et ses sauts d’humeurs me rappelaient trop bien une seule et même personne, une personne que je tentais d’oublier, d’enfoncer en enfer et de ne jamais retrouver. Ces vieux démons qui me rappelaient combien il avait pu être lunatique. Enfin, il avait toujours été de mauvaise humeur, mais ses sauts d’humeurs, ses envies soudaines m’avaient usé, m’avaient achevé, m’avaient changé. Et à cause de ça, je me souvenais même plus comment et combien je l’avais insulté, à force j’avais usé certainement toutes les insultes et noms incorrects. J’avais été comme un homme à la met, tentant d’attraper cette bouée de sauvetage, mais qui continuait à couler sa mère et son petit frère dans ses bras. Une affaire de famille. Toujours compliqué apparemment.
Regardant mon verre devant moi qui refroidissait maintenant à vue d’œil, je n’osais même pas le finir. L’envie de boire m’était passée. Que ma tête me fasse mal, que ma vision se trouble, que mes haut-le-cœur viennent me rendre réellement malade. Je n’aimais pas être comme ça…Faible. Et c’était exactement comme ça qu’il me rendait à l’époque. Et même maintenant quand j’y repense. Arrêtes, bon sang ! Mathy, il est derrière toi. Imbécile, pourquoi faut-il que tu te laisses bercer par ces vieux démons ? Julian lui s’en sort plus que bien. D’accord, je le connaissais renfermé sur ses sentiments aussi, et il était sans doute trop petit pour réellement se souvenir de tout, mais il a su mettre tout ça dans le passé…Pourquoi toi ? Pourquoi…toi tu n’y arrives pas hein ? « Parce que tu as bon cœur… » C’est ce que me disais ma mère. Elle avait peut être raison. Mais parfois, j’avais juste envie de ne pas en avoir, de pouvoir l’arracher, de l’extraire de ma poitrine…pour éviter de souffrir, de ressentir. Vraiment, l’homme aurait du s’abstenir d’avoir un cœur.
Le silence s’était installé entre nous. Et sans réellement que je m’en rende compte, June se leva, s’agenouilla près de moi et me pris dans ses bras. « Tu as raison, après tout pourquoi changer, moi je t’aime comme tu es ». J’avais devant moi l’exception à la règle, à toute cette réflexion, et encore une fois et je supposais qu’elle n’en avait pas la moindre idée, elle venait de m’ouvrir les yeux, de me sauver. C’était ces personnes-là qui me prouvaient que ressentir, c’était une bonne chose. L’amour, je ne l’avais connu que grâce à ma mère, ou avec Julian. J’avais du mal à accorder ma réelle confiance aux autres, j’avais du mal à simplement aimer. L’être humain m’avait tellement fait souffrir, la vie elle-même m’avait tellement poignardé dans le tôt que j’avais compris que parfois il suffisait de compter que sur soi-même. Là…Il y’avait June, planté devant moi…avec son cœur si grand qu’il pouvait accueillir tous les étudiants de cette université. Ne pouvant pas faire autre chose, je souris légèrement et je l’étreignis à mon tour, pouvant même prendre une bonne gorgée de son doux parfum. « Moi aussi, soeurette » Les fameux mots, je n’arrivais simplement pas à les dire. Je ne les avais jamais dit d’ailleurs…Mais ça ne me gênait pas, j’étais sans doute pas encore prêt.
M’extirpant de ses bras, je la tenais toute même à ma porté et je lui caressai doucement la joue. Je me fichais qu’on nous voit. Qu’ils osent dire ce qu’ils pensent, je m’en contre-fichais. Qu’ils osent penser ce qu’ils veulent, je m’en balançais. Une personne en or, comme June, ça ne se refuse pas. Bénissez donc la vie pour vous l’avoir mis dans votre vie, parce qu’au final parfois, il vous suffisait juste de sa présence pour vous sentir vous-même. « Merci… » Pourquoi ? Elle le savait certainement, pas besoin d’en dire plus. Je lui souris à nouveau et j’enchainai un simplement avec un peu plus de dynamisme : « Bon…Et si on essayait de reconstituer ma soirée d’hier ? Que je sache si cette gifle je l’avais bien mérité ! » Inspecteurs Williams et Rhodes, pour vous servir. Aucun secret, aucun mystère nous résistent !

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