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 Les bons comptes font les bons amis (Robyn)

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« Nina M. Rozanov »


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MessageSujet: Les bons comptes font les bons amis (Robyn)   Dim 14 Oct - 15:29



Le passé vous revient parfois comme ça en pleine poire, sans que vous n'ayez rien demandé à personne. Faut dire que la divine providence, pour moi ça n'existe pas. C'est qu'en le voyant là dans "sa" classe en costume complet cravate, l'air si sérieux, devant son bureau, rangeant des copies, sérieux je m'en suis mordue les lèvres. Je me suis même pincée, juste une fois comme ça pour voir si je ne rêvais pas. Non, non, j'ai bien eu mal et il n'a pas disparut de ma vue pour autant. Ah le passé, il a le don de se rappeler à votre mémoire et pas toujours de la plus délicate des manières. Je suis restée plantée là, comme si mes deux pieds refusaient d'aller plus loin alors que ma tête, elle me criait de fuir, de prendre mes jambes à mon cou. Hop, bouge ma belle, c'est vraiment une très mauvaise idée de tomber nez à nez avec lui dans cet endroit. L'université de Brown, un professeur, sympathique tout ça. Je me sentais mal à l'aise, le cœur aux bords des lèvres. Allo, c'est quoi cette parodie toute pourrie??? La vie n'est pas un film, bordel quoi! Je ne suis pas restée plantée bêtement bien longtemps. Je suis partie, évitant la confrontation pour le moment. Une chose est certaine, claire, nette, précise! Je ne peux en rester là. Il ne faut jamais rester sur un malentendu. Pourquoi diable une telle sensation, un tel émoi? Quoi de plus logique, mais pour comprendre il faut remonter un an en arrière. Les erreurs font partie intégrantes de la vie, on commet tous des erreurs et ce même si on cherche à bien faire. On prend toujours le risque de blesser un jour quelqu'un même sans le vouloir, ou alors comme moi on emprunte une pente glissante. Une pente qui vous emmène dans une rave party sauvage, où l'alcool coule un peu trop à flot, où des gens peu scrupuleux glissent des drogues à la mode dans vos verres, comme ça à votre insu. Vous êtes paumée, saoule, vous savez encore à peine comment vous vous appelez, alors faire preuve de bon sens demande un réel exploit. Puis une rencontre, vos pas vous emmènent dans un motel et comme ça au petit matin vous vous éveillez dans le plus simple appareil dans les bras d'un mec que vous ne connaissez pas. Vous ne vous rappelez même pas de son visage. Encore moins de son nom.

Et là vous écarquillez les yeux, c'est le choc. Vous regardez l'autre stupéfaite, attendant des explications, des bribes de souvenirs, de savoir quoi en bref. Mais rien, il n'en sait pas plus que vous, il ne sait même pas comment vous êtes finalement arrivée dans ce lit. Vous a-t'-il ramenée, l'avez vous suivit? C'est le néant, le gros trou noir. Alors vous réfléchissez, vous vous questionner, que s'est-il passé entre vous? On a couché ensemble, vu le tableau, c'est presque certain... Alors vous vous rhabillez honteuse, vous lui passer quand-même votre numéro sait-on jamais ça pourrait être utile plus tard. Vous prenez le sien dans votre portable. Vous décidez alors qu'il vaut mieux ne plus en reparler sauf obligations... C'est mieux ainsi, c'est déjà suffisamment gênant comme ça. Voilà ce qui me rendait anxieuse là à cet instant précis, alors que je fuyais mettant le plus de distance possible entre monsieur le professeur et moi... C'est un comble, je n'avais rien capté ou quoi? J'étais où pendant tous ces longs mois pour n'avoir jamais croisé sa route à Brown. Mince, mince et zut. Je n'ai vraiment pas de bol. J'ai pris ma voiture alors, je me suis rendue à la sortie de la ville. C'est là, garée sur le bas côté de la route, que j'ai pris sur moi. J'ai pris cette putain de décision de l'appeler. Cette histoire troublante, devait rester à tous prix enterrée, ça ne devait pas refaire surface. J'entendis à sa voix, la surprise qu'il eu d'entendre la mienne, d'entendre mon prénom... Encore plus surpris par ma demande de me rejoindre à la sortie de la ville. J'avoue que je me la suis joué un peu trop drama-queen, genre surtout regarde qu'on te suive pas, traine pas, c'est super important faut que je te parle illico-presto. Je pense que s'il a accepté ce rendez-vous, c'est bien parce qu'il a saisi cette petite intonation paniquée dans ma voix. Je raccroche et je pose ma tête sur mon volant, diable, il ne manquait plus que ça, c'est le pompom! On ne peut plus reculer, il suffit qu'on se parle, qu'on mette les choses au point, non? Je suis en proie au doute, si toute cette histoire se savait, c'est certain, bonjour les ennuis!

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« Robyn A. Collins »


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MessageSujet: Re: Les bons comptes font les bons amis (Robyn)   Ven 19 Oct - 21:35


« N'ayez pas peur de faire une erreur. Mais faites en sorte de ne pas faire la même erreur deux fois. »


Que dire de cette journée ? Elle s’annonçait sans encombre, et pourtant… Robyn avait donné ses cours tranquillement, sans qu’il se passe quoi que ce soit, des élèves étaient même venus lui demander des conseils. Plus les jours passaient, plus il se sentait à l’aise dans cette université, et moins il regrettait ses déboires d’avant. Il commençait à oublier son ex-femme, son divorce, commençait à respirer à nouveau, oublier toutes ses galères, l’angoisse que ses petits secrets soient dévoilés, bref tout le gros qu’il pouvait porter sur le cœur. Le bruit strident de la sonnerie se mit à retentir, celle-ci annonçant la dernière heure de cours. L’homme se mit instinctivement à regarder sa montre, comme s’il n’était pas sûr de l’heure, faut dire, le cours était passé tellement vite. Il ramassa les copies, des dissertes que devaient faire ses élèves sur la guerre froide puis il en fit une pile qu’il déposa sur son bureau tout en soupirant, au moins il avait de quoi s’occuper ce week-end. Un élève venu alors lui demander quelque chose, un problème qu’il avait eu pour rédiger sa disserte, rien de bien méchant, le professeur se contenta juste de lui donner un bon conseil et le libéra aussitôt. Presque pressé de rentrer chez lui, il foutu ses affaires dans son sac ainsi que les copies. Refermant celui-ci, et poussant sa chaise de bureau tout en attrapant son manteau, il soupira de nouveaux lorsque son portable se mit à sonner. Attrapant celui-ci d’une main, manquant au passage de le faire tomber, il répondu sans prendre le temps de regarder le numéro ou le nom de l’émetteur de l’appel. « C’est Nina… il faut qu’on s’explique. » C’est tout ce qu’elle avait prononcé, et elle en avait déjà trop dis à son goût. Ses jambes vacillèrent presque, comme celles d’une jeune fille à qui un pervers adressait un appel stressant, prouvant à maintes reprises qu’il la regardait. Il secoua légèrement la tête, il n’en revenait pas, elle ne l’avait pas oublié, ni lui, ni son prénom, ni certainement les circonstances de leurs rencontre. Expulsant tout l’air qu’il avait pu emmagasiner dans ses poumons, il se contenta d’acquiescer en une réponse brève. « En dehors de la ville, j't’attends. » Elle avait précisé l’endroit exact, et l’heure, c'est-à-dire maintenant. Il raccrocha son portable et fixa alors sa montre une nouvelle fois, essayant d’avaler sa salive en vain, sa gorge étant trop sèche. Il resta planté là, debout avec ses affaires en main, à attendre on ne sait quoi.

Il se débloqua quelques minutes après, et se retrouva dans sa voiture après avoir pressé le pas et esquivant les élèves qui voulaient lui parler, ce qui était contradictoire avec son caractère. Au parking, il avait pris soin de jeter ses affaires sur la banquette arrière sans se soucier de ce que son sac pouvait contenir, fragile ou pas il n’avait pas le temps et pas l’esprit à s’occuper de ça. Et c’est limite en marquant le bitume de ses pneus qu’il démarra direction l’extérieur de la ville. Mais pourquoi le convoquait-elle si loin du lycée ? Et si loin de la ville également… Et puis qu’est-ce qu’elle lui voulait ? Et pourquoi avait-il accepté sans rien dire ? Il aurait pu tout simplement refuser et rentrer tranquillement chez lui boire une bière et corriger des copies avant de se commander une pizza. Ce programme était plus qu’alléchant, et serrant ses mains jusqu’à ce que ses jointures deviennent blanches il pensa à ce qu’il aurait pu faire s’il avait choisi l’autre choix, celui de ne pas la rejoindre. Robyn pensait avoir tout oublié, enfin du moins ses tracas. Oui il en avait oublié certains, comme le début de la soirée où il avait rencontré Nina d’ailleurs. L’homme s’était réveillé à ses côtés dans un motel, dans le même lit. Ni lui ni elle ne savait d’où ils se connaissaient et ce qu’ils avaient pu faire, ce qui avait décuplé l’angoisse du jeune professeur. Repensant à tout cela, il était perdu dans ses pensées et ses réflexions, si bien qu’il se fit klaxonner pour le rappeler à l’ordre, lui qui était juste en plein milieu de la route… Virant d’un coup de volant il eut le souffler coupé et décida de s’arrêter pour reprendre ses esprits, malheureusement lorsqu’il leva la tête, il constata qu’il était arrivé au point de rendez-vous. Il leva alors le pied pour ralentir et la vielle Chevrolet se mit à ronronner. Elle était là, adossée à sa voiture, sa chevelure étincelante brillant au soleil penaud. Il se gara alors sa voiture derrière elle et éteignit le moteur. Robyn vida ses poumons deux fois et inspira jusqu’à suffoquer. Puis il sortit de la voiture pour rejoindre la jeune femme. Il se planta alors devant elle tout en enfonçant ses mains dans ses poches, pour cacher son stress. « Salut… » fit-il simplement, tout en regardant tout autour de lui.


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ROBYN ANDY COLLINS
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MessageSujet: Re: Les bons comptes font les bons amis (Robyn)   Sam 20 Oct - 10:16



Le passé, c'est le passé, Darling, Ça parasite le présent!!



Impatiente... Anxieuse plutôt. Je n'avais pu me résoudre à rester sagement assise dans ma voiture, pendant que les minutes s'égrainaient au compteur de ma montre. Je n'aurai pas du être autant tourmentée par toute cette histoire, après tout personne en dehors de nous deux ne pouvait avoir ne serait-ce qu'une idée de ce qui avait pu oui ou non se produire entre nous. Pourtant, le fait de l'apercevoir sur le lieu où je passais les trois quart de mon temps la journée, m'avait extrêmement perturbée. Pendant de longs mois, cette "aventure" avait été occultée de mon esprit, je n'y avais plus repensé. Après tout combien y avait-il de chance pour que je revois cet homme-là? Presque nulle, ce pourcentage. Apparemment la vie n'en fait qu'à sa tête. Dès que je l'avais aperçu, que mes yeux s'étaient posés sur cette silhouette, remontant vers ce visage, les flashs m'étaient arrivés comme un coup de poing en pleine figure. Alors, j'étais partie, j'avais fuis pour mettre le plus de distance entre lui et moi, pour au final faire quoi? L'appeler et lui demander de réduire cette distance en venant me retrouver. C'était idiot, contradictoire, qu'est-ce qui me passait par la tête. Non, je ne voulais pas d'une nouvelle confrontation entre nous, après tout ce que je voulais c'était oublier, que cette histoire ne ressorte jamais de sa boite de pandore, tout simplement. Puis, plein d'idée farfelues m'étaient venues en tête. Et si par hasard, au détour d'un couloir, nous tombions l'un sur l'autre, alors qu'aucun de nous deux ne pensions nous revoir de si tôt, on ferait quoi, on resterait plantés là, à se regarder, ne sachant comment réagir. Je voulais toujours rester maîtresse des situations, contrôler mes émotions, ne jamais paraître faible, alors que peut-être dans le fond...N'étais-je pas aussi forte que je le prétendais.

Alors que j'étais assise, les fesses posées sur le capot de ma voiture couleur cerise, je vis arriver une autre voiture, une voiture que je connaissais. C'était celle avec laquelle; il m'avait ramenée vers Providence ce matin-là. Mes yeux se baissèrent sur le sol, pendant quelques instants. Je cherchais comment j'allais débuter cette conversation. Quel mots allais-je pouvoir lui dire, prononcer... Je me sentais assez perdue, pour une première fois, c'est certain s'était nouveau pour moi. Il se planta alors devant moi, mes yeux remontaient lentement jusqu'à ses mains dans ses poches, un peu plus haut encore venant se perdre sur ce visage que j'avais presque failli oublier en fait. Un salut, juste un salut. Je n'attendais pas plus, après tout, que pouvais-je attendre dans ce genre de situation. Je ne risquais même pas un sourire, qui aurait sonné faux et semblerait déplacé dans cette scène. Je ne trouvais même pas le courage de me redresser de peur que mes jambes ne ploient sous le poids de la gène occasionnée. Il se tenait là, nous allions pouvoir parler, pourtant les mots semblaient ne pas vouloir sortir de ma bouge, hésitante, c'était ce que j'étais et ça ne me ressemblait vraiment pas. Je crois que j'ai du alors fermer les yeux, sûrement pour rassembler mon courage à deux mains.

Je t'en prie...Dis-moi que tu n'enseignes pas à Brown! Que tout à l'heure dans ces couloirs, j'ai rêvé que ce n'étais pas toi dans cette classe, Robyn. Ce furent les seuls mots qui voulurent bien franchir l'interstice de mes lèvres. Parce que tout aurait été tellement plus simple, tellement facile s'il avait pu me dire ce que je voulais entendre, plutôt que ce que je redoutais de comprendre. Quand on commet des erreurs, il est tellement plus facile de les oublier, de les enfouir dans un petit coin de sa tête, plutôt que d'y faire face. La vie est compliquée, je le sais bien, je ne suis pas idiote au point de penser qu'on échappe toujours aux erreurs que l'on fait. Pourtant, ça serait tellement plus simple de ne jamais avoir rien à affronter. Pourtant, rien que le fait que je puisse encore prononcer ce prénom, montrait bien que je n'avais pas du tout oublié quoi que ce soit, malheureusement, fort heureusement? Allez savoir. Nous devions, en parler, plus de recul possible surtout si nous devions admettre le fait qu'on allait se voir bien plus souvent que l'un ou l'autre ne l'aurait pensé. Et dire que pendant un an, nos pas semblaient nous avoir tenus pourtant à l'écart, dommage que ce ne soit plus le cas maintenant.

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MessageSujet: Re: Les bons comptes font les bons amis (Robyn)   Sam 20 Oct - 23:14


« Le malheur du regret est dans l'impossibilité du retour au passé. »


Qu’allait-il pouvoir lui dire ? « Salut ça va ? Qu’est-ce que tu deviens depuis le temps ? Oh moi tranquille » Nan, c’était vraiment pitoyable. Robyn ne pouvait faire comme si rien ne s’était passé, comme si cette soirée n’avait pas existé. Oh il avait presque réussi à l’oublier, avant qu’elle l’appelle et qu’elle lui demande de venir, et tout cela pour quoi ? Pour s’expliquer. Le jeune professeur pensait pourtant avec mis les choses aux claires avec Nina ce matin-là, et tous les deux avaient fini par conclure qu’ils ne reviendraient plus jamais sur le sujet, alors pourquoi enfreignait-elle leur accord ? Il ignorait et cela l’agaçait au plus haut point. Il la connaîtrait peut être un peu plus, il aurait pu la détester une fraction de seconde. Les poings serrés sur son volant, bien accroché, il avait le pied au planché, certes il aimait la vitesse mais d’habitude, il tenait à garder son permis. Robyn se disait surement que plus vite il y arrivait, bien qu’il y aille à reculons, plus vite il mettrait un terme à la discussion et il serait surtout plus vite chez lui à essayer d’oublier ce que Nina aurait pu dire au cours de celle-ci. L’homme soupira en se revoyant dans cette fameuse chambre d’hôtel en sous-vêtement. Aussitôt, il fit une large grimace en se disant qu’il n’aurait pas pu faire ça, il n’aurait pas pu coucher avec la jeune femme, ce n’était pas son genre. Il n’avait connu qu’une seule femme, son ex-femme, et il n’était pas du genre volage, bien loin de là, non décidément, coucher avec une inconnue, même après une soirée arrosée ne lui correspondait pas, un événement avait dû se dérouler durant la soirée, leur fringues avaient dû être mouillées… ou quoi que ce soit d’autre que la théorie de la coucherie. Robyn ferma les yeux une fraction de seconde en imaginant le pire, bon ce n’était qu’une petite aventure dans le pire des cas, mais c’était une montagne pour lui. D’un coup, il eut un éclair de lucidité, une réflexion à laquelle il n’avait pas songé durant les jours qui suivaient cette soirée, certainement parce qu’il avait l’esprit bien ailleurs. Robyn se souvenu qu’il ne se souvenait justement de quasiment rien de la soirée, et ce fait n’était certainement pas dû à l’alcool, alors… est-ce qu’il avait été drogué à son insu ? Si cela se trouve c’est même peut être Nina qui l’aurait… L’homme secoua la tête, il allait trop loin, ses théories ne collaient pas. A moins qu’elle avait fait exprès de ne pas se souvenir… et qu’elle l’avait justement convoqué pour en discuter, ou alors c’est qu’elle… Il secoua la tête une nouvelle fois tout en entendant le klaxon, décidément, il devrait songer à freiner son imagination…

Robyn finit par se garer et par se rapprocher de son… son quoi d’ailleurs ? Elle était quoi du coup pour lui, du moins elle devait représenter quoi à ses yeux ? Elle n’était plus une simple inconnue, surtout s’il avait couché avec elle… Enfouissant ses mains dans ses poches il fixait le sol tout en se plantant devant elle, plongé dans ses pensées. Il lutta pour en sortir et décroché un vulgaire salut auquel la jeune femme ne répondu même pas. Elle semblait dans le même état de gêne que lui, ce qui le rassura quelque peu. « Je t'en prie...Dis-moi que tu n'enseignes pas à Brown! Que tout à l'heure dans ces couloirs, j'ai rêvé que ce n'étais pas toi dans cette classe, Robyn. » Ses paroles furent… presque cinglantes. Le jeune homme releva la tête pour plonger son regard aussi surpris qu’elle dans le sien. Il entrouvrit alors la bouche, les paroles ne voulant pas sortir, que pouvait-il répondre à ça ? Robyn hésita quant à la façon de répondre, ce sujet semblait… tel un vrai champ de mine. Il fronça alors les sourcils et lâcha un vague « Quoi… Ah… » réponse inutile qui le ferait sûrement passer pour un débile. L’homme passa alors une main sur son front tout en fixant de ses gros yeux le sol de nouveau. Il avala alors difficilement sa salive et fini par dire « Bin euh…. Si. Je … je suis professeur d’histoire et de langue française. Pourquoi tu… étudies là-bas ? Tu m’avais pas dit que tu étudiais là-bas… » Il emplit alors ses poumons d’air pour ne pas suffoquer quant à l’annonce de cette… nouvelle plus que palpitante. Puis il reposa son regard sur la jeune femme, perplexe. « Bon… au moins je t’ai pas dans mon cours apparemment… ou alors c’est que tu sèches depuis le début de l’année. » Robyn l’interrogea alors du regard, ne bougeant pas d’un cil.


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MessageSujet: Re: Les bons comptes font les bons amis (Robyn)   Lun 22 Oct - 16:13

Mon regard ne réussit pas à fixer son visage très longtemps, c'était affligeant de me sentir aussi gênée que je l'étais. En fait, j'étais rarement gênée, ce n'était pas du tout mon style, clairement je m'affirmais et m'imposais toujours sans états d'âmes, mais là non... Je n'étais pas du tout à l'aise.
« Quoi… Ah… Bin euh…. Si. Je … je suis professeur d’histoire et de langue française. Pourquoi tu… étudies là-bas ? Tu m’avais pas dit que tu étudiais là-bas… Mes yeux perdus sur le sol gravillonnés du bas côté de la route se relevèrent pour le scruter, mince j'aurai voulu qu'il me détrompe, mais il ne le faisait pas, j'avais bien à faire à un prof, un professeur sur mon université qui plus est... Mais en fait au lieu de me mettre à flipper complètement, il m'arracha un sourire. Un stupide sourire... Sourire dans le cas présent, c'était débile, ouais complètement débile pourquoi je souris, moi? Je sais pourquoi, je souris!
"Ben, vois-tu c'est pas vraiment la première chose que j'ai pensé te dire alors que j'étais dans un lit avec toi..." Je revisionnais soudain la scène en flash, moi me réveillant en petite tenue, pire que ça même dans les bras d'un mec que je ne connaissais pas du tout, sans savoir comment j'avais fait pour me retrouver là, et quoi? Je lui aurais sourit, tendu la main..."Hey enchantée, je m'appelle Nina et je suis étudiante à l'université de Brown!" Voilà ce qui m'avait donné envie de sourire, l'illogisme de la scène, lui dire ça avait vraiment été la dernière de mes préoccupations. J'étais bien trop à l'ouest pour penser au côté pratique, aux détails, j'étais plus assaillie de questions, de doutes, j'étais même -et ça je ne lui avait pas confié- apeurée. C'est vrai, j'aurai pu tomber sur un psychopathe, un pervers, voir un tueur en série ou que sais-je encore. Heureusement pour moi, Robyn avait semblé aussi surpris que moi et il avait été "gentil". Une chance oui!

Puis nous nous étions contenté de rapidement nous mettre dans un état plus politiquement correct, en d'autre terme de nous rhabiller rapidement, c'était suffisamment troublant, ce fut à peine si je n'en bégayait pas en tentant de lui poser des questions, me demandant si la mémoire allait me revenir. Rien, encore aujourd'hui c'était le néant, je me souvenais uniquement de la rave, que j'avais trop bu certainement et après c'était le vide. Pouet, rien, avais-je couché avec un professeur? N'avions nous rien fait? Pas la moindre idée, mais je craignais que la première impression ne fusse la bonne...La chair est faible, qu'on dit. Mon sourire s'effaça. Désolée, je ne voulais pas sourire c'est juste que ta question... Fin tu vois, je crois qu'on a pas trop pris le temps de se présenter vu la gêne. Je fini par me mettre à bouger, presque à faire les cents pas devant lui, j'avais un peu de mal à tenir en place. En fait, je ne savais pas comment aborder le problème. Encore heureux qu'à ce moment précis je n'avais pas idée qu'une autre épine allait se figer dans nos pieds. L'épine Riley. Je n'avais pas la moindre idée qu'ils se connaissaient tous les deux, alors que moi je connaissais la petite blonde depuis un bon moment et que je la considérais comme la frangine que je n'avais jamais eue. Savoir que le ciel va vous tomber une seconde fois sur la tête!

Je me stoppais, j'avais un air affligé sur les traits de mon visage. Tu sais...J'arrive toujours pas à me rappeler de cette fameuse nuit. Rien à faire c'est comme si il me manquait des heures de ma vie, je sais pas si tu comprends. Là, faut vraiment, vraiment pas que ce truc se répande à Brown. Oh que non, il ne le fallait pas. Ce serait terrible, je n'avais pas une réputation de sainte ni-touche, mais quand-même. Par principe, par morale même, j'évitais de me faire des profs! C'était une limite que je ne franchissais jamais.

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MessageSujet: Re: Les bons comptes font les bons amis (Robyn)   Lun 29 Oct - 14:37


« L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. »



Robyn ne cessait de poser son regard sur Nina, sur sa chevelure rousse, qui au fond, lui faisait tant de mal. Cette fille, dans d’autres circonstances aurait pu être adorable, peut être une très bonne amie, mais à l’heure d’aujourd’hui elle était tout simplement l’objet de ses angoisses nocturnes, elle était l’objet d’un certain secret qu’il allait falloir garder. Tout en la toisant du regard, pendant qu’elle essayait à tout prix de ne pas poser ses yeux sur lui, Robyn repensa au soit disant pacte qu’ils avaient conclus, pourquoi ne s’était-elle pas tenu à celui-ci ? Cela aurait tellement été plus simple, ils auraient pu même se revoir pour passer à autre chose, discutant autour d’un café comme si de rien n’était, ou pas se revoir du tout, s’esquivant s’ils se croisaient un jour dans la rue… Mais le destin n’était pas de cet avis, et son interlocutrice non plus. Les mains dans les poches tout en jouant avec un bout de ficelle qui dépassait dans celle de gauche, il serrait les mâchoires, il était stressé de cette situation, malheureusement il devait l’affronter. Le jeune professeur repensa à cette fameuse soirée, enfin plutôt au matin où il s’était retrouvé en compagnie de Nina… Et vu la tête de la jeune femme qui faisait les cent pas devant lui, elle devait être replongée en plein mauvais souvenirs également. « Ben, vois-tu c'est pas vraiment la première chose que j'ai pensé te dire alors que j'étais dans un lit avec toi... » Son ton se montrait moqueur, presque blessant, ce qui scia le jeune professeur sur place. Son regard toisait précédemment le sol, histoire de ne pas déranger Nina qui semblait comme un lion en cage, cependant il releva rapidement la tête vers elle lorsqu’elle sortit son venin. Robyn aurait voulu répliquer, mais par quoi ? Elle ne voulait certainement pas être méchante, elle était simplement à bout de nerfs, et cela se comprenait, alors à quoi bon renchérir et créer une dispute qui envenimerait le tout ? Se mordant la lèvre pour cacher toute émotion qui aurait montré son désarroi, il rebaissa le regard vers le sol fait de poussières et vulgaires cailloux. Il ne bougea pas, restant là, comme un petit garçon qui attendait que sa mère lui crie dessus parce qu’il avait fait une bétise. « Désolée, je ne voulais pas sourire c'est juste que ta question... Fin tu vois, je crois qu’on n’a pas trop pris le temps de se présenter vu la gêne. » C’est vrai que sa question avait été stupide, il le reconnaissait avec le recul… Seulement, Robyn n’est pas le genre d’homme débordant d’assurance, gardant son sang-froid devant une situation qui désempare. C’est plutôt le genre d’homme à se laisser couler par un trop d’émotion, fuyant dès qu’il peut pour sauver sa peau, oui, Robyn n’est pas forcément fière de ce qu’il est, mais il a appris à vivre avec. Il se contenta de regarder ailleurs, pour éviter l’air dépité de la jeune femme, puis il lâcha un léger : « C’était stupide je sais… désolé. » Elle s’était excusée, lui aussi, voilà qui remettait les compteurs à zéro, d’ailleurs les paroles de la jeune femme lui donnèrent une idée. Essayant d’afficher un air plus décontracté, il la regardait essayer de tenir en place à son tour, ce qui l’amusait quelque peu, quelque part il se voyait en elle, enfin… disons qu’elle lui ressemblait sur ce point, le fait de ne pas tenir en place lorsque quelque chose le paniquait. Aussitôt il secoua la tête pour s’enlever de la tête cette phrase à mauvaise connotation. « Tu sais...J'arrive toujours pas à me rappeler de cette fameuse nuit. Rien à faire c'est comme si il me manquait des heures de ma vie, je sais pas si tu comprends. Là, faut vraiment, vraiment pas que ce truc se répande à Brown. » Elle avait raison, le secret ne devait pas se répandre, il perdrait à nouveau son job. Aussitôt un rictus s’empara de son visage, cette situation ressemblant un peu trop à la situation qui lui avait coûté son ancien emploi. L’homme ferma les yeux quelques secondes pour reprendre sa respiration, puis il leva son regard sur celui de Nina et finit par dire : « Je comprends tout à fait… Bon écoute, j’te propose qu’on ne parle plus de ça, de toute manière on arrivera jamais à se souvenir de ce qu’il s’est passé ou non cette nuit alors… J’te propose que l’on reparte à zéro. » Le jeune professeur sortit alors sa main droite de son manteau et la tendu vers Nina comme pour se présenter, car au final, c’est vrai que les présentations avaient été brèves et très mal faites, Robyn voulait rattraper tout ça, au final, s’il devait partager ce lourd secret avec quelqu’un, autant la connaître en bon et due forme non ?


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ROBYN ANDY COLLINS
« Who wants to regain his youth, has only to resume his follies, follies are the only things you'll never regret. »
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