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 I'mma make you scream // Riccardo

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« Aleks O. Petrovitch »


~ Dépot de candidature : 15/08/2012
~ Bavardages : 123

~ Job : Professeur de Littérature

MessageSujet: I'mma make you scream // Riccardo   Dim 2 Sep - 20:32


And this time I'mma make you scream
I see you over there, so hypnotic, thinking 'bout what I do to that body. I get you like ooh baby, Got no drink in my hand but I'm wasted, getting drunk of the thought of you naked, I get you like ooh baby


« Je suis » lançais-je tout en balançant sournoisement les mises au centre de la table. Je ne détournais pas le regard de mon adversaire, trop hautain et arrogant. Il bluffait, c’était évident. Ses yeux hésitaient à me regarder, sa mâchoire se crispait dès que j’osais suivre ses mises. Il ne restait plus que nous deux à la table, et j’étais tout de même bien étonné que cet imbécile soit encore en course. Ces coups étaient prévisibles, et m’amuser à le pousser c’était encore plus divertissant que de gagner une simple partie de poker. Regardant la dernière carte que le donneur posa sur la table, je le vis enfin sourire. Un leurre, une manipulation, et même s’il avait quelque chose, ça n’allait pas être plus fort que ce que j’avais déjà en main. La partie était gagnée depuis longtemps ; le détrousser par contre restait encore à évaluer. « Je mise de 500 » fit-il amusé. Je détournai du regard un instant, hésitant sur mes jetons. Lui faire croire qu’il était roi de la partie c’était toute la subtilité. Et c’est qu’au dernier moment, où les cartes seront dévoilées, que ce cher homme comprendra qu’il avait été depuis le début dans mes filets. Je bu la dernière gorgée de mon cocktail avant de prendre quelques jetons dans ma main. « Je suis » Les jetons retombèrent aussitôt au centre de la table. La partie était terminée. Dévoilant son jeu, je vis apparaitre trois beaux as, une dame et un sept. Un brelan à l’as ? Ca pouvait être bien joué, mais pas pour moi. 6 ans d’expérience en poker ça ne trompe jamais. « Et bien, monsieur. Je dois dire que j’ai été bluffé, c’était bien joué… » Je le vis sourire et commencer à récupérer les jetons, mais j’enchainai aussitôt lui coupant l’envie de ramasser son argent : « Mais, pas assez pour moi. » Je dévoilai mes cartes qui le laissa de marbre : un full. Digne de moi. Les gens qui avaient suivis la partie autour de nous m’applaudir aussitôt. C’était puéril d’agir ainsi, mais les gens aiment le divertissement, moi j’aimais la subtilité et en soi, la plupart qui nous entourait n’avaient probablement pas tout compris de la partie. « Mademoiselle, je dois m’incliner, ce soir » « Gardez vos révérences mon beau, vous êtes le 5e que je déroute ce soir » Ramassant les jetons et les empilant devant moi, je vis s’aligner plus de 2000 dollars. Plutôt pas mal comme gain pour une soirée.

Je souris à l’hôtesse qui me remit mon argent gagnée ce soir. Mon portefeuille ce soir allait être le plus grand des heureux, c’était certain. M’élançant dans un couloir central du casino, j’observais les gens qui riaient aux éclats parce qu’ils gagnaient, ou ceux qui au contraire commençaient à douter de leur chance, probablement en train de perdre leurs dernières économies du mois. Au jeu d’argent, il fallait tirer sa révérence ; ma toute première leçon. Etre vaincu, c’était possible. S’entêter à vouloir gagner alors que c’était perdu d’avance revenait à signer son arrêt de mort. Et mon arrêt de mort, je l’avais beaucoup trop sollicité pour comprendre cette règle d’or. Me dirigeant vers le bar, je commandai un shot de vodka pour me remettre de mes émotions de ce soir. En attendant le verre, mon regard se posa sur une silhouette à quelques mètres de moi, en train de discuter, non de draguer, ouvertement avec une demoiselle. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres et je jubilais à l’avance de ce que j’allais provoquer. Récupérant mon shot, je m’avançai vers lui, le frôlant de justesse, une de mes mains venant effleurer l’une de ses épaules et lui susurra à l’oreille : « Je ne parierai pas sur cette minette ». Vidant mon short rapidement, je déposai le verre sur le comptoir avant de m’éclipser rapidement. J’avais pu entrapercevoir le regard jaloux de la minette en question qui tentait de défendre son futur « territoire ». Qu’importe, ce n’était qu’un jouet, un amusement parmi tant d’autre. Et j’avais déjà deviné qu’elle allait finir en amuse bouche pour lui. S’il voulait vraiment avoir un bon coup ce soir, il devait saisir la crème. Du moins, il devait encore réussir à la saisir.

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▬ One, two, three, four,
Let me hear you scream if you want some more

Like uhh, push it, push it, watch me work it, I'm perfect. So hot, we just wreckin' the party. Autographin' everybody, body parts with a sharpie, Can't stop me baby got an army, Be all that you can be baby, call me.
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« P. Riccardo Staiola »


~ Dépot de candidature : 21/08/2012
~ Bavardages : 153


MessageSujet: Re: I'mma make you scream // Riccardo   Mar 9 Oct - 20:49



“ Dieu m’est personnellement redevable car grâce à moi, beaucoup de filles crient son nom.”

Aux jeux de cartes et de hasard je préférais parier ma vie : tout flamber n’était pas le leitmotiv des Staoila, mais risquer gros oui. Le Mars-Made, en une année c’était la toute première fois que j’en foulais le parvis et avec un peu de chance, si j’étais à la hauteur de mes propres espérances, ce casino deviendrait une source de profits. La fraude… El padre avait fait preuve de discernement en nous inculquant les bases du vol à la tire. A l’origine : des bourses, des colliers, une flatterie murmurée à l’oreille pour excuser l’emprunt définitif d’une boucle aux reflets ambrés. La simple vision de toutes ces richesses recelant à cet endroit avait suffi à emplir mon cœur de joie. Et si je n’en laissais rien paraitre dans mon allure, j’étais excité comme - pardonnez-moi de l'expression - un acarien au salon de la moquette, mes sens exacerbés à l’idée de mettre en pratique mes dons inégalés. Place à l’artiste: Mon premier tour de piste - un verre à la main, mimant comme je le savais faire si bien un intérêt anodin pour les tables de jeux - n’était que pour prendre possession du lieu. J’élevais les yeux à chaque gorgée absorbée, visualisant les systèmes de sécurité qui pourraient éventuellement m’entraver. Rien de bien alarmant en vérité. J’étais encore cependant hésitant quant au lieu: la roulette ou le blackjack ? Mon verre porté à la commissure des lèvres, j’épiais continuellement les joueurs invétérés, tous ces dégénérés accolés avec le même centre d’intérêt : gagner. Ce fol espoir qui les enivrait servirait bientôt mes noirs desseins. Blackjack. Non, plutôt Poker, première tentative avec une tablée aérée et un croupier éloigné, histoire de m’échauffer. D’un verre à la main j’allais en direction du joueur le moins soigné, jetant un coup d’œil ponctuellement sur le tapis à ses jetons mal rangés. “ Pardonnez, ceci de la part de la jeune femme en rouge à la table annexe. ” Le coup du verre, un grand classique. Le vieux con s’était retourné pour juger de la qualité… pas dégueulasse d’ailleurs, comme quoi, malgré les différences culturelles, nous avions les mêmes gouts. Quelques secondes, un coup d’œil méfiant porté aux autres convives et je l’avais déjà soulagé de deux jetons. Le comble se produisit lorsqu'il en revint à moi, me confondant d'un sourire lascif. « Tenez mon gars, ce ne doit pas être gratifiant de n’être que le messager » “ … Merci Monsieur. Monsieur est trop aimable. ” Pauvre con mais j’en étais ressorti avec 25 dollars de plus.

Détournant les talons, j’avais attendu d’être à bonne distance avant de détendre les doigts pour en admirer le contenu siégeant dans le creux de ma paume : deux jetons aux liserés dépareillés, un noir et un rose. Le premier me servirait de ticket pour une nuit quant à l’autre, j’estimais pouvoir jouir suffisamment de ma soirée avec son homologue pour ne pas avoir à l’utiliser. Après quelques ronds de jambes aux madones fortunées, j’avais finalement trouvé de quoi égailler la fin de ma soirée. “ De toute beauté…” Aux marâtres d’un certain âge j’avais préféré jeter mon dévolu sur l’innocente fraicheur d’une jeune pucelle de noble lignée. La belle, veillée par sa nurse d’un bon quintal, ne semblait pas indifférente à l’élégance d’un riche italien venu là dans un seul but : s’adonner aux joies des plaisirs nocturnes. Les verres s’enchainaient alors que son père était venu s’enquérir d’informations à mon sujet, discrètement bien sûr. Quelques mots lui suffirent pour planter les limites de notre entrevue, et me remettre à ma place par conséquent. Trop tard pour toi vieux connard, ta fille, je vais me la faire ce soir. Les mots sortaient naturellement, enchainant compliments sur compliments tout en restant légèrement en retrait. Mes mains venant effleurer les siennes de temps à autres suffirent à la faire rougir de plaisir, preuve que j’allais pouvoir caresser les pétales d’une rose virginale sous peu.

Mais à cet instant une silhouette à la démarche féline accrocha mon regard. J’en étais consterné de la croiser et perdis soudainement tout espoir. Et tandis que la jeune pucelle effarouchée, travaillée si noblement au corps, semblait enfin désireuse de me connaitre dans l’intimité, il suffit de quelques mots à la cougar ( prends çà lol) pour soudainement l’inciter à dévoiler sa nature cachée. Je m’étais même surpris moi-même à la chercher du regard après ses douces et fielleuses paroles, un détail qui n’échappa pas à la blonde sulfureuse. Le fond de son verre dans la figure pour toute récompense et je me grattai les poils du collier. Quel vivifiant retour à la réalité. Alors de retour à la case départ, j’étais de nouveau en chasse lorsque j’aperçu Petrovitch fuir les conséquences de son acte. Le comble aurait été qu’elle s’en sorte sans dommage. Je lui emboitai donc le pas, fermement décidé à la coincer dans un couloir à l’abri des regards jusqu'au moment où mon bras enlaça sa taille. “ Petrovitch… Tu as sans doute mieux à me proposer... ” A peine avais-je croisé son regard qu’un pressentiment déplaisant m’envahit à la vue de deux têtes se dégageant de la foule dans son dos au second plan : costumes noirs, fraichement rasés, plutôt confiants… Des employés accompagnés du vieux con que j’avais tantôt roulé, s’excitant à me pointé du doigt. Un impair ? Dans le doute il me fallait faire disparaitre les preuves de mon méfait, les deux jetons que d’une main je glissai adroitement dans le sac de la ruscoff tandis que je la complimentais sur sa tenue, lui susurrant à l’oreille à mon tour quelques douces paroles. “ Tu avais raison, je préfère tout miser sur toi ” Mes doigts délaissèrent à temps le textile avant d’être interrompu par la demande singulière de l’un des subordonnés, à laquelle j'avais naturellement acquiescé, dos au mur, avant d’être fouillé de la tête aux pieds par ce dernier.

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La tombe ou mon lit ?
Frollo
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« Aleks O. Petrovitch »


~ Dépot de candidature : 15/08/2012
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~ Job : Professeur de Littérature

MessageSujet: Re: I'mma make you scream // Riccardo   Dim 14 Oct - 19:14


And this time I'mma make you scream
I see you over there, so hypnotic, thinking 'bout what I do to that body. I get you like ooh baby, Got no drink in my hand but I'm wasted, getting drunk of the thought of you naked, I get you like ooh baby


Un fin sourire continuait à s’afficher sur mes douces lèvres rosâtres. La tourmente avait toujours été ma meilleure amie, et ce depuis que j’avais commencé dans ce bordel. J’avais réussi à la dompter, à la prendre en alliée et aujourd’hui j’adorais partager ce qu’elle pouvait apporter. Je prenais un malin plaisir à tourmenter les gens, les connaissant ou non. C’était une de mes raisons de vivre, je trouvais sinon la vie bien platonique. Et à vrai dire, même si je pouvais passer pour une sale garce parfois, ça me faisait bien rire. Sadique ? Je pense. J’étais d’avis que dans la tourmente, on en apprenait plus sur nous même, et j’avais bien donné pour savoir ça. De plus, je préférais connaitre les personnes dans l’adversité que normalement, c’était comme ça qu’on voyait réellement ce qu’il valait, ni plus ni moins. M’avançant entre les tables de jeux, la tête haute et amusée, avec une bonne somme en main, je me demandais comment j’allais pouvoir en profiter. Allais-je les dépenser maintenant ? Les remettre en jeu pour gagner plus ? J’hésitais encore. Et en même temps, quelque chose me disait que la nuit allait surement être bien longue. Continuant à avancer doucement, le regard fluide sur une proie potentielle, je sentis pourtant un bras m’enlaçer à la taille et une douce voix me susurra à l’oreille : « Petrovitch…Tu as sans doute mieux à me proposer... » C’était si facile et ils tombaient tous dans mes filets. Mordant à mon hameçon, il venait tout juste de ramper à mes pieds et bordel, que j’aimais ça. Surtout avec lui, ça devenait toujours de plus intéressant et le faire courir autant, c’était distrayant. Pourtant, à son air confiant et son regard distrait par deux types qui venaient en notre direction, mon instinct me mettait en alerte. Qu’avait-il fait ? Avait-il joué avec le feu ? Surement. Mais c’était encore un bel apprenti. Je fis mine de rien lorsqu’il glissa deux pauvres jetons dans mon sac. Si ça lui faisait plaisir de m’embarquer dans sa galère, pourquoi pas..Mais il avait tant de chose à découvrir sur ma véritable nature qu’il allait surement être surpris. « Tu avais raison, je préfère tout miser sur toi » ajouta-t-il avant de se laisser fouiller par un des hommes. De belles paroles, typiques des hommes. S’il comptait m’avoir avec ce genre de tactique, il allait devoir être plus créatif. Je n’étais pas comme la pauvre pucelle qu’il draguait quelques minutes auparavant. « Je suis désolé de cette mise en scène, mademoiselle mais cet homme est un escroc » lança le client que Staiola avait sans doute roulé quelques minutes auparavant. En quelques secondes, j’avais cerné le personnage : un costume d’Azzaro de deux ans, une montre surement en plaqué or, et des chaussures de villes un peu miteuse. Surement sur la paille, cet homme était pathétique, surement accro au jeu. Et quelque chose me disait qu’il jouait ce soir toutes ses économies. « Et combien cet ingrat vous a escroqué ? » L’homme me sourit mais son regard était fuyard : surement une petite somme. Mon soupçon se révélèrent être juste « 25 dollars. » Je me lançais un regard dans la direction de Riccardo et j’affichais un énorme sourire. Pathétique. Je revins sur l’homme m’approcha légèrement de lui. Passant une main dans mon décolleté, j’en sorti un billet de 100 dollars et le lui glissa lentement dans la poche de sa chemise. « Voici donc pour compenser sa maladresse. » Ma main resta le long de sa poitrine tandis que l’autre, libre, s’affairer à se glisser dans la poche de son pantalon. « Non, madame, je ne peux accepter » Je souris et me mordis la lèvre tandis que mes yeux se plongeaient dans les siens. « J’insiste. Vos 25 dollars et vos intérêts » Discrètement, mon autre main vint saisir le portefeuille, qui à sa taille devait contenu une bonne liasse de billet, et revint se glisser entre mon corps et mon sac. L’art de la subtilité et de la distraction, j’avais vite appris à faire les poches des gens. Ma première victime ? Je devais avoir à peine 12 ans, quand je m’étais infiltrée dans une chambre où un homme dormait après une bonne partie de jambe en l’air. Ils avaient trop d’argent pour dépenser dans une maison close ? Tant mieux. Moi, je n’en avais pas assez. Il me suffisait de piocher à l’époque, et en grandissant ces reflexes que j’avais acquis m’ont simplement permis de dérober plus gros : montre en or, bracelet, porte-feuille, carte…Mon butin s’élevait à des millions. Des millions que j’avais du gelé pour ne pas les perdre. Un jour peut être, je les retrouverais. Pour le moment, c’était une option que je n’osais même pas envisager. Me reculant légèrement, je regardais les deux vigiles qui détenait encore mon jeune étudiant et les regarda : « Messieurs, puis-je récupérer mon jouet ? » Ils acquiescèrent avant de s’excuser du dérangement. Je me retournais enfin vers Staiola qui n’avait fait que se branler sur place et me glissa légèrement contre lui. Entre nous, le porte-feuille que je lui avais plaqué contre son buste. « Amateur » lui balançai-je en pleine figure. Voir toujours plus gros, c’était la devise d’un voleur. Et s’il ne l’avait pas comprise, c’était qu’il avait encore pas mal de chemin à faire. « Maintenant, mieux vaut déguerpir avant que l’imbécile ne s’aperçoivent de sa perte ». Collée à Ricardo, je me trouvais bizarrement bien, mais je savais que le type allait revenir et je n’avais pas envie d’être prise en flagrant délit. Une autre règle de voleur : partir dès que le champ était libre.

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